Les footballeurs, champions de la langue de bois

le , mis à jour à 09:25
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Les footballeurs, champions de la langue de bois
Les footballeurs, champions de la langue de bois

« Je n'aime ni le PSG ni l'OM. » Voilà la réponse qu'avait lâchée, il y a plusieurs années en conférence de presse, un très jeune Maxime Gonalons avant un clasico. L'attaché de presse de Lyon avait demandé de l'indulgence aux médias et cette phrase choc avait été passée sous silence. Aujourd'hui, le capitaine lyonnais, champion de la maîtrise de ses propos, répondrait : « Vous savez, je me concentre d'abord sur l'OL, j'espère avant tout qu'il y aura du spectacle. » Le football, plus que n'importe quel autre sport, est le royaume du robinet d'eau tiède, de la langue de bois, de « l'important, c'est les trois points ».

 

« Les joueurs peuvent parfois éprouver le sentiment d'être traqués... Le moindre lapsus va passer en boucle chez Yann Barthès ! On peut donc difficilement leur reprocher de s'en tenir à une certaine réserve », analyse Philippe Tournon, le chef de presse de l'équipe de France depuis plus de trente ans. Alors dans les clubs exposés, tout est fait pour éviter le buzz, la phrase qui dérange.

 

Réseaux sociaux : attention danger !

 

A Bastia ou Nantes, les journalistes interrogent encore les joueurs sur le parking du centre d'entraînement. C'était la norme partout il y a dix ans. Aujourd'hui, l'immense majorité des clubs filtre les demandes d'interview et se renseigne sur les thèmes abordés. Certains attachés de presse assistent à l'entretien, prêts à surgir au-devant d'une question embarrassante. La relecture et l'amendement des interviews, pratique courante en politique, reste encore rare, mais gagne du terrain.

 

En coulisses, les joueurs sont soigneusement accompagnées. Au PSG, ils sont briefés avant de passer face aux médias. Tout comme en équipe de France. « Ce n'est pas systématique, mais en cas de circonstances particulières ou d'actualité chaude, je leur donne quelques cartouches pour qu'ils ne soient pas démunis, reconnaît Tournon. Mais je ne dicte jamais les ...

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