Les fonds Ucits en décollecte de plus de 80 milliards d'euros au troisième trimestre

le
0
(NEWSManagers.com) - Au troisième trimestre, les fonds coordonnés ont enregistré une décollecte nette de 83 milliards d'euros, à comparer à une collecte nette de 18 milliards d'euros au deuxième trimestre, selon les statistiques communiquées par l'Association européenne de la gestion financière ( Efama). Pour la première fois depuis l'éclatement de la crise de la dette souveraine au deuxième trimestre 2010, les fonds Ucits ont ainsi subi des rachats.

Les fonds Ucits de long terme, c'est-à-dire hors fonds monétaires, ont terminé le trimestre sur une décollecte nette de 78 milliards d'euros. Du jamais vu depuis le premier trimestre 2009. Les fonds d'actions notamment ont subi une décollecte nette de 43 milliards d'euros à comparer à une collecte nette de 8 milliards d'euros au deuxième trimestre. Les fonds obligataires ont enregistré une décollecte nette de 22 milliards d'euros après une collecte nette de 10 milliards d'euros un trimestre plus tôt. Les fonds diversifiés accusent une décollecte nette de 15 milliards d'euros après un montant de souscriptions nettes de 23 milliards d'euros au deuxième trimestre.
Par ailleurs, les fonds monétaires ont fait état d'une décollecte réduite à 5 milliards d'euros au troisième trimestre, contre 30 milliards d'euros au deuxième trimestre.
Au troisième trimestre, les actifs nets totaux des fonds Ucits se sont inscrits en baisse de 7,1% pour s'établir à 5.472 milliards d'euros à fin septembre. Si l'on prend en compte les fonds non coordonnés, les actifs nets totaux affichent un recul de 5,4% au troisième trimestre pour s'établir à 7.667 milliards d'euros. L'encours s'inscrivait à 7.154 milliards d'euros fin 2009 et à 8.142 milliards d'euros fin 2010.

Malgré les événement survenus depuis mars 2011, le tremblement de terre au Japon, les printemps arabes et la crise de la dette souveraine dans la zone euro, " le secteur de la gestion d'actifs gère encore 1.700 milliards d'euros de plus qu'en mars 2009. Ce chiffre permet de mettre en perspective les développements survenus depuis le début de l'année. Ce qui ne signifie pas que nous ne sommes pas préoccupés" , remarque le président de l' Efama, Claude Kremer, cité dans un communiqué. " Il est désormais clair que la crise qui a éclaté en 2007 aura un impact sur nos économies beaucoup plus marqué qu'on pouvait le penser il y a encore quelques mois. Entre-temps, notre secteur d'activité entend rester mobilisé pour jouer un rôle central dans le retour de la confiance des consommateurs" , ajoute Claude Kremer.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant