Les fonctionnaires grecs dans la rue

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GRÈVE DANS LE SECTEUR PUBLIC EN GRÈCE
GRÈVE DANS LE SECTEUR PUBLIC EN GRÈCE

ATHENES (Reuters) - Enseignants et personnels des hôpitaux publics ont débrayé mercredi pour 48 heures afin de protester contre un plan de réformes prévoyant des milliers de suppressions de postes et la création d'une mobilité contrainte dans la fonction publique.

Ce mouvement de grève, organisé à l'appel du principal syndicat de fonctionnaires, Adedy, concerne aussi journalistes, avocats, employés municipaux ainsi que les employés des services fiscaux et des douanes. Il intervient quelques jours avant la venue à Athènes de la "troïka" (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) qui doit faire le bilan des réformes engagées dans le pays.

Les inspecteurs de la troïka sont attendus dimanche et leur examen devrait s'étendre jusqu'à la fin octobre au plus tôt.

La question du licenciement de fonctionnaires est particulièrement sensible dans un pays touché de plein fouet par la crise. Le taux de chômage approche les 28% et la pauvreté n'a cessé de s'accroître avec la récession qui dure depuis six ans.

Plus de 9.000 salariés, certains brandissant des drapeaux noirs et des banderoles "Non aux licenciements !", se sont massés devant le siège du parlement place Syntagma, théâtre traditionnel des manifestations contre l'austérité.

"Nous voulons dire au gouvernement que ça suffit", a déclaré Vasiliki Angelatou, une enseignante âgée de 54 ans et mère de deux enfants au chômage, qui a vu son salaire réduit de plus de moitié depuis le début de la crise.

"Ils ont licencié sans discernement. Nous avons atteint nos limites", a-t-elle dit.

Antonis Samaras, le Premier ministre grec, a promis samedi que la croissance serait de retour l'année prochaine et il espère convaincre ses créanciers que le pays n'a pas besoin de recourir à de nouvelles mesures d'austérité.

"UN LONG HIVER A COMMENCÉ"

Le gouvernement prévoit une contraction du PIB de 3,8% cette année, avant un retour à la croissance (+0,6%) en 2014.

Athènes estime aussi que son déficit budgétaire en 2015 et 2016 sera "bien inférieur" à 2% de son produit intérieur brut (PIB), grâce à une bonne saison touristique cette année.

"Où est la réussite quand nos enfants partent à l'étranger puisqu'ils n'ont pas d'emploi ?", a déclaré Vasiliki Angelatou.

Athènes doit imposer à la demande de la troïka un plan de mobilité à 25.000 fonctionnaires d'ici la fin de l'année. Ils feront alors l'objet d'une évaluation et se verront proposer d'autres emplois sous peine d'être licenciés.

La Grèce doit également supprimer 15.000 postes au sein de l'administration sur la période 2013-2014.

"Un long, pénible et douloureux hiver a commencé", a déclaré Adedy, qui représente 2,5 millions de salariés avec le syndicat du secteur privé GSEE. "En vérité, chaque visite de la troïka voit notre dignité nationale détruite."

Karolina Tagaris, Clémence Apetogbor pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse

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  • janaliz le mercredi 18 sept 2013 à 16:18

    Dans la rue ou au bureau, çà ne doit pas changer grand chose.........