Les flux de capitaux vers les émergents à un plus haut de 21 mois

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    par Sujata Rao 
    LONDRES, 29 mars (Reuters) - Les flux d'investissement de 
portefeuille à destination des pays émergents ont atteint 36,8 
milliards de dollars (32,9 milliards d'euros) au mois de mars, 
au plus haut depuis près de deux ans, selon des données publiées 
mardi par l'Institut de la finance internationale (IIF), qui 
prévient toutefois que cette manne pourrait se tarir avec les 
perspectives de hausses de taux aux Etats-Unis. 
    L'organisme, qui regroupe les plus grandes banques 
internationales, est considéré comme l'une des sources les plus 
autorisées sur les flux de capitaux dans les pays émergents. 
    Il a précisé que les quatre grandes zones émergentes avaient 
bénéficié de flux d'investissements de portefeuille, l'Asie 
arrivant en tête avec des entrées nettes de capitaux de 20,6 
milliards de dollars. 
    Les flux entrants du mois de mars, au plus haut depuis juin 
2014, marquent une accélération par rapport aux 5,4 milliards de 
dollars enregistrés en février et sont sensiblement supérieurs à 
la moyenne de la période 2010-2014 qui s'établissait à 22 
milliards de dollars, a dit l'IIF.  
    Ils se sont portés à hauteur de 18,9 milliards de dollars 
sur les obligations et de 17,9 milliards sur les actions. 
    L'Amérique latine, boudée par les investisseurs au cours des 
derniers mois, a reçu 13,4 milliards de dollars de capitaux, 
dont deux milliards sur les actions au Brésil en dépit de la 
crise qui secoue le pays, grâce à "des valorisations attractives 
et aux espoirs de changement politique", relève l'IIF. 
    L'accélération des entrées de capitaux dans les émergents 
pourrait marquer le pas dans les prochaines semaines avec le 
regain des anticipations de hausses de taux par la Réserve 
fédérale d'ici la fin de l'année, prévient toutefois 
l'organisme. 
    "En l'absence d'amélioration sensible des perspectives 
économiques fondamentales des économies émergentes, l'envolée 
des flux en mars s'explique principalement par le regain 
d'appétit pour le risque des investisseurs et la baisse des taux 
d'intérêt dans les marchés matures, alimentés par les signaux 
étonnamment accommodants envoyés par la Réserve fédérale le 16 
mars", écrit l'IIF dans une note en faisant référence à la 
dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed. 
     
     
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Véronique 
Tison) 
 
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