Les fintechs n'ont pas encore "ubérisé" les banques, estime S&P

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    PARIS, 16 décembre (Reuters) - Les fintechs n'ont pas encore 
bouleversé le secteur financier au point de poser une menace sur 
la solvabilité des banques mais ces dernières ont intérêt à 
surveiller de près l'émergence des  start-ups innovantes, estime 
mercredi S&P dans une étude. 
    "Pour le moment, nous voyons les fintechs comme le nouveau 
concurrent dans le secteur, mais pas encore comme un changement 
des règles du jeu pour la notation (de crédit, ndlr) des 
banques", explique  l'agence de notation.  
    "Pour cette raison, ce n'est pas encore un facteur négatif 
pour la notation à notre horizon, qui est généralement de deux 
ans", ajoute S&P.  
    L'avenir dépendra de la manière dont les banques réagiront à 
la concurrence et aux failles de leur modèle économique, mais 
aussi de la manière dont les régulateurs décideront d'encadrer 
les fintechs, argue l'agence de notation.  
    Plates-formes de prêts entre particuliers, "robots" 
proposant une gestion algorithmique de l'épargne ou encore 
nouveaux systèmes de paiement, les fintechs investissent de plus 
en plus de pans de la finance. 
    Redoutant cette nouvelle concurrence qui monte en puissance, 
 les banques, notamment françaises, ont développé à la fois les 
partenariats et les rachats d'entreprises innovantes. 
    Boursorama, la banque en ligne de Société générale, a 
notamment racheté en mars Fiduceo, un agrégateur de comptes 
bancaires et de facturation, et d'autres établissements 
bancaires multiplient les achats. 
    En septembre, Crédit Mutuel Arkéa a racheté la cagnotte en 
ligne Leetchi, suivi en octobre par BPCE avec l'acquisition de 
lepotcommun.fr.  
 
 (Julien Ponthus, édité par Matthieu Protard) 
 

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