Les fils Bissonnet, incertains défenseurs de leur père

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Le cadet : «Si on m'apporte la preuve que mon père est coupable, je ne lui pardonnerai pas».

Les crimes de sang provoquent des ravages héréditaires. Les assises de l'Hérault, qui jugent les assassins présumés de Bernadette Bissonnet, en ont eu la démonstration en écoutant les enfants des trois accusés.

Le premier à se présenter, jeudi soir, est le fils de Meziane Belkacem, Reynald. Âgé de 25 ans, il porte un caban au col relevé, qui met en valeur ses traits fins, et une cravate gris perle glissée dans un cardigan crème. Le jeune homme est sommelier à Londres. Bachelier, il incarne ici l'ascension sociale au mérite - son père est analphabète. Il s'incline d'abord sans aucune hypocrisie devant la douleur des fils de la victime, et offre à M. Belkacem, qui parle si mal, des mots magnifiques. «Il a toujours été trop gentil, on a profité de sa naïveté. Il a été manipulé, endoctriné. Je voulais arrêter mes études à 16 ans, mais il m'a poussé jusqu'au bac pro».

Après le fils magnifiant de son amour le père qui a avoué un crime, place aux enfan

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