Les Films de la semaine : l'amour selon Vian et Gondry, des concierges formidables, "Iron Man"

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Extrait d''Iron Man 3' 2013 Marvel. All Rights Reserved.
Extrait d''Iron Man 3' 2013 Marvel. All Rights Reserved.

(AFP) - Sur les écrans à partir de mercredi, le très attendu "L'Écume des jours" par le plus "bricolo" des réalisateurs français Michel Gondry, adapté du roman de Boris Vian, mais aussi les nouvelles aventures de "Iron Man" avec Robert Downey Jr ou "La Cage Dorée", une comédie drôle et enlevée sur les concierges d'immeubles.

- "L?Écume des jours", de Michel Gondry (France, 2H05), avec Romain Duris, Audrey Tautou, Gad Elmaleh - Adapter un roman célèbre au cinéma est souvent risqué. S'attaquer au livre culte de générations d'adolescents, "L'Écume des jours", de Boris Vian, relève du défi ultime, que Michel Gondry, le plus "bricolo" des réalisateurs français, a accepté avec l'aide d'une pléiade de stars. "L'Écume des jours" raconte le coup de foudre entre Colin (Romain Duris), jeune homme argenté, et Chloé (Audrey Tautou), entourés d'un groupe d'amis: Chick (Gad Elmaleh), fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, sa petite amie Alise (Aïssa Maïga), le cuisinier et confident de Colin, Nicolas (Omar Sy), collectionneur de jolies filles, et Isis (Charlotte Le Bon), amoureuse de lui. Un casting impressionnant pour un ouvrage et un long métrage qui, au-delà des personnages, livre une vision pessimiste de la société et notamment du travail, un monde où seul le jazz, dont Vian était un inconditionnel, est source de joie de même que l'amour, même si ce dernier ne peut être qu'éphémère.

- "Iron Man 3", de Shane Black (USA/Chine, 2H10), avec Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle - Tony Stark, l'industriel flamboyant qui est aussi Iron Man est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l'épreuve.

- "Hannah Arendt", de Margarethe Von Trotta (Allemagne/France, 1H53), avec Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer - Le film fait le pari de filmer la pensée d'une philosophe en action, en racontant comment Hannah Arendt, envoyée à Jérusalem pour couvrir le procès du criminel nazi Adolf Eichmann, en est revenue avec sa théorie sur la "banalité du mal".

- "La Cage Dorée", de Ruben Alves (Portugal/France, 1H30), avec Rita Blanco, Joaquim de Almeida, Roland Giraud - Une comédie enlevée pleine d'humanité et drôle sur la communauté portugaise, souvent réduite aux métiers de concierges, aux maçons et à la morue, le tout porté par une belle brochette de comédiens. Les thèmes du film restent universels: l'exil pour trouver du travail ou la problématique du retour au pays, pour les parents et les enfants. Le film raconte l'histoire de Maria et José qui habitent avec leur fils et leur fille dans la loge d'un bel immeuble du très chic du 16e arrondissement. Un jour une lettre arrive qui leur ouvre les portes d'une vie meilleure au Portugal, retour qui les a fait rêver toute leur vie.

- "Intervallo", de Leonardo Di Constanzo (italo-suisse, 1H30) - Dans un ancien hôpital psychiatrique de Naples en ruine, deux adolescents se font face pendant toute une journée. Salvatore est chargé de surveiller Véronica dont le seul tort est d'aimer un garçon qui ne convient pas à son clan. Tout les oppose : la jeune fille est mature et effrontée, le garçon, timide, un peu trop enveloppé et mal dans sa peau. Pourtant, au fil des heures, les deux jeunes gens, interprétés par des comédiens non professionnels, vont apprendre à se connaître en explorant les salles désertes, à moitié inondées, les cours envahies par les herbes folles. "Ils redeviennent les adolescents qu'ils sont et parviennent, malgré la captivité, à recréer un espace vital leur permettant de recréer leur adolescence", explique le réalisateur Leonardo Di Constanzo, dont c'est le premier film de fiction après plusieurs documentaires primés. À la fin de la journée, "l'intervalle" va se refermer, le monde extérieur reprendre ses droits et avec lui, les petits chefs de la Camorra, tout à la fois menaçants et paternalistes.

- "The Lebanese Rocket Society", de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (Liban, 1H35). Au tout début des années 60, un groupe d'étudiants et de chercheurs libanais se lancent, à l'université Haigazian à Beyrouth, à la conquête de l'espace en bricolant des fusées de plus en plus grandes et de plus sophistiquées. Au point d'attirer l'attention de la presse, des militaires et bientôt des pays voisins... Une "étrange histoire de l'aventure spatiale libanaise" qui durera quelques années avant de tomber dans l'oubli. Et que font revivre, avec images d'époque et témoignages des principaux protagonistes, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. "The Lebanese Rocket Society", au-delà d'être un documentaire surprenant voire parfois déroutant, s'inscrit dans un projet plus global dans lequel les deux artistes ont notamment reproduit une fusée à taille réelle et gravé un disque-souvenir en or créé à partir d'archives sonores des années 60.

- "Citron Man", de Ramon Tafraise (France, 1H45, film d'animation) - Jude Citron mène une double vie. Agrume le jour, il se transforme en un super-héros la nuit: Citron Man ! Ses pouvoirs extraordinaires lui permettent de transformer son écorce en une puissante armure. Mais il lui faudra plus d'un zeste de courage pour faire face aux ennemis redoutables qui menacent l'équilibre du monde.

- "The Land of hope", de Sion Sono (Grande-Bretagne/Japon/Taïwan, 2H13) avec Isao Natsuyagi, Jun Murakami, Megumi Kagurazaka - Un tremblement de terre frappe le Japon, entraînant l'explosion d'une centrale nucléaire. Dans un village proche de la catastrophe, les autorités tracent un périmètre de sécurité avec une bande jaune qui coupe en deux la localité. Une sorte de ligne de démarcation absurde, entre danger bien réel et sécurité toute théorique.

- "Survivre", de Baltasar Kormakur (Islande, 1H33), avec Olafur Darri Olafsson, Johann G. Johannsson - Hiver 1984, un chalutier sombre au large des côtes islandaises. Les membres de l'équipage périssent tous en quelques minutes. Tous sauf un. Dans l'eau glaciale, cette force de la nature parvient, au terme d'une nage héroïque de plus de 6 heures, à regagner la terre ferme.

- "Bob et les Sex-Pistaches", de Yves Matthey (Suisse, 1H23), avec Jules Sitruk, Alice Matthey, Maxime Kathari - Fils d'un punk sur le retour et d'une ex-midinette haute en couleur, Bob fonde des groupes rock et prend son envol au milieu de ses guitares. Devenir une rock star, jouer sur les plus grandes scènes de la planète... Bob rêve en grand et en technicolor.

- "Paradis : Espoir", d'Ulrich Seidl (France/Autriche/Allemagne, 1H31), avec Melanie Lenz, Verena Lehbauer, Vivian Bartsch - Mélanie passe ses vacances d'été dans un centre d'amaigrissement très strict. Entre les activités sportives, les conseils nutritionnels, les batailles d'oreillers et les premières cigarettes, elle tombe sous le charme du directeur du centre, un médecin de 40 ans son aîné. Elle l'aime comme on aime la toute première fois et cherche désespérément à le séduire.

- "Chronique d'une famille singulière", de Pablo Stoll Ward (Uruguay/Argentine/Allemagne, 1H55), avec Néstor Guzzini, Matías Ganz, Carolina Centurion - Tandis que sa première femme Graciela et leur fille adolescente Ana traversent des moments décisifs de leur vie, Rodolfo va discrètement tenter de retrouver la place qu'il avait auprès d'elles avant de les abandonner dix ans plus tôt.

- "Paradis : foi", d'Ulrich Seidl (France/Autriche/Allemagne, 1H53, film interdit aux mineurs de moins de douze ans), avec Maria Hofstätter, Natalya Baranova, René Rupnik - Anna Maria, une femme d'une cinquantaine d'années a décidé de consacrer ses vacances d'été à prêcher l'amour du Christ. Accompagnée de la statue de la Vierge, elle sillonne son voisinage. Mais sa vie bascule quand, après des années d'absence, son mari, musulman, revient d'Égypte.

- "La Sirga", de William Vega 'Colombie/Mexique/France, 1H34), avec Joghis Seudin Arias, Julio César Roble, Floralba Achicanoy - Fuyant la violence armée qui lui a fait perdre ses êtres les plus chers, Alicia atterrit dans une auberge lacustre appartenant à Oscar, le seul membre de sa famille encore vivant. Elle tente de se reconstruire.

bur-jfg/dab/ed

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