«Les filières afghanes ne sont pas purgées»

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INTERVIEW - L'ex-chef du pôle antiterroriste parisien, Jean-Louis Bruguière, a ouvert le dossier des filières afghanes dès 1995. Il répond aux questions du Figaro .

Fallait-il s'attendre à une telle dérive?

La menace djihadiste en France n'était peut-être pas visible, mais elle est permanente. Elle prend la forme de groupes de plus en plus petits et de cellules individuelles.

Le tueur de Toulouse est-il si isolé que cela? Il a pu se rendre en zone pakistano-afghane...

Il faut effectivement connaître un peu de monde pour réaliser un tel voyage. Mais il y a tout de même un phénomène nouveau qui est celui de l'autoradicalisation par Internet des moudjahidins. Leur psychologie est un peu différente de celle des djihadistes des années 1990. Ils réagissent beaucoup plus vite à toutes les informations qui circulent sur la Toile. Leur traçage est aussi plus complexe, car il est plus rare de les retrouver sur les carnets d'adresses des chefs de réseaux.

Comment a-t-il été détecté?

La communauté du renseignement en zone pakistano-afghane fonctionne très activement. La difficulté est surtout de prévoir et de suivre à la trace le

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