Les filiales locales des multinationales dans les marchés émergents surperforment

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(NEWSManagers.com) - La performance des filiales cotées de multinationales dans les pays émergents est bien meilleure que celle des marchés émergents et développés ainsi que de celle de leur marché respectif, selon une étude de l'université de Yale commandée par Aberdeen Asset Management.

Par exemple, Unilever a des filiales cotées en Inde, en Indonésie et au Pakistan, dans lesquelles le groupe détient des participations de respectivement 37 %, 85 % et 75 %. Entre juin 1998 et juin 2011, les filiales cotées ont dégagé 2.229 %, contre 407 % pour ses maisons mères, 1.157 % pour les marchés locaux et 147 % pour les marchés des groupes d'appartenance.

La surperformance peut être démontrée dans chaque région. Les filiales en Amérique latine, Europe Moyen-Orient et Afrique et Asie ont battu leurs indices locaux de 41 %, 134 % et 150 % respectivement.

Cela s'explique, pour Martijn Cremers, professeur associé de finance à l'école de management de Yale, par le fait que les filiales profitent d'une meilleure gouvernance et du rôle stabilisateur de la maison mère. " Les deux semblent déterminants, particulièrement durant les crises financiers. Cela donne aux filiales un avantage compétitif clair par rapport aux concurrents locaux qui devrait durer dans un futur proche" .

Ces conclusions vont à l'encontre des arguments selon lesquels la façon la plus efficace pour les investisseurs d'obtenir une exposition aux marchés émergents serait d'investir au travers de sociétés de marchés développés.

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  • marcodan le mardi 6 mar 2012 à 16:54

    Si les taux d'IS dans les pays émergents sont plus faibles que dans les pays des maisons mères il est possible que des ''prix de transfert'' avantageux se produisent....Il faudrait faire la même étude avec les filiales installées (non ayant leur siège social) dans un paradis fiscal! Et vous aurez une explication des déficits publics des pays ou se trouvent les holdings.