Les femmes vont entrer en force dans les conseils départementaux

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Les femmes vont entrer en force dans les conseils départementaux
Les femmes vont entrer en force dans les conseils départementaux

En imposant des binômes hommes-femmes, à stricte égalité, la loi qui s'applique pour la première fois à l'élection de tous les conseillers départementaux va-t-elle faire lever une nouvelle génération de femmes en politique ? Elle va en tout cas assurer la parité au sein des nouveaux conseils départementaux. Il n'y avait que 13 % de femmes dans les conseils généraux sortants, dont seulement 6 sont aujourd'hui présidés par des femmes.

Si la nouvelle loi n'impose pas la parité pour la présidence des assemblées départementales, il a fallu aux partis politiques un sérieux effort pour aligner des candidates dans les 2 054 cantons (et autant de remplaçantes, puisqu'il y a dans chaque canton 2 titulaires et 2 remplaçants). Un parcours du combattant... qu'aucun parti ne reconnaît ouvertement. Seul à avoir inscrit la parité dans ses statuts, Europe Ecologie-les Verts assure : « Ce n'est pas tant les femmes, déjà présentes à tous les niveaux de l'appareil qui ont manqué, que de trouver des candidats tout court. Au total, cela représente environ 8 000 personnes », confie David Cormand, chargé des élections. Le parti écologiste compte actuellement 40 conseillers généraux sortants, mais pas 50 % de femmes. « D'où l'importance d'imposer la règle de la parité, seul moyen de faire bouger le système politique qui est fait par et pour les hommes », insiste David Cormand.

Christophe Borgel, le Monsieur Election du PS, affirme lui aussi que le plus dur était de se pourvoir en candidats tout court. « Aux dernières municipales, la parité ayant été imposée aux communes de plus de 1 000 habitants, notre vivier de femmes élues est important », précise-t-il. Alors que l'UMP a longtemps préféré payer des pénalités plutôt que d'imposer les femmes en nombre égal, pas question non plus de reconnaître la moindre difficulté à promouvoir de nouvelles candidates. « Ce qui est amusant, c'est que le mouvement s'est ...

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  • imozen le vendredi 13 mar 2015 à 12:08

    logique socialiste : mariage ouvert à personnes de même sexe ; binôme de conseillers cantonaux obligatoirement de sexes différents.la logique en période de dépenses publiques excessives aurait été d'avoir un seul conseiller par canton, voire de supprimer départements et élus associés.