Les femmes en marche contre le sexisme de Trump

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LES FEMMES EN MARCHE CONTRE TRUMP
LES FEMMES EN MARCHE CONTRE TRUMP

par Emily Stephenson et Scott Malone

WASHINGTON (Reuters) - Plus de 200.000 femmes sont attendues ce samedi à Washington pour une manifestation visant à dénoncer le programme et le discours sexiste de Donald Trump.

Organisée au lendemain de l'investiture du 45e président des Etats-Unis, cette Marche des femmes sur le National Mall de la capitale fédérale entend contrer les propos machistes et parfois obscènes que Trump a tenus avant ou durant sa campagne victorieuse.

Un important service d'ordre a été prévu par les organisateurs pour éviter des incidents similaires à ceux qui ont éclaté vendredi en marge de manifestations anti-Trump, avec vitrines brisées et voitures vandalisées.

Ces manifestations, dont la Marche des femmes sera le point d'orgue, soulignent l'ampleur de la colère dans un pays profondément divisé par la virulence de la campagne électorale qui a abouti à la victoire surprise de Donald Trump face à la démocrate Hillary Clinton, qui entendait devenir la première femme élue à la présidence des Etats-Unis.

Imaginée par une grand-mère hawaïenne, Teresa Shook, la Marche des femmes se veut un exutoire pour que les femmes et les hommes qui se considèrent féministes puissent exprimer leur malaise et leur anxiété à l'entame du mandat d'un homme dont les dérapages sexistes ont émaillé son ascension vers la Maison blanche.

CONTRER "TOUT CE QU'IL REPRÉSENTE"

Les raisons avancées par des militantes contactées par Reuters sont légion, de la volonté d'inspirer d'autres femmes à suivre l'exemple ouvert par Hillary Clinton au refus des projets de la nouvelle administration de supprimer l'Obamacare, la loi de 2010 sur l'accès à la santé qui réclame, entre autres choses, des assureurs qu'ils couvrent le contrôle des naissances.

"Il y a beaucoup de choses: protester contre l'administration qui s'installe et contre l'irrespect flagrant à l'égard des femmes et des gens de couleur", résume Whitney Jordan, 28 ans, qui travaille dans un magasin de New York et est venue à Washington dans un car affrété par l'association Planned Parenthood, une des principales organisations de planification familiale qui soutient fortement la Marche des femmes.

Carli Baklashev, mère au foyer de cinq enfants vivant dans le Missouri, explique sa participation par sa volonté de marquer sa résistance "à l'idéologie de tout ce qu'il représente". "Je veux aussi apprendre à mes enfants que l'amour, l'empathie, l'inclusion et la diversité sont à la base de ce que nous sommes", ajoute-t-elle.

Sollicitée par Reuters, l'équipe entourant Trump n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette manifestation.

Une initiative intitulée "Pussyhat" invite les manifestantes à se tricoter des chapeaux de maille rose avec des oreilles de chat (le terme "pussy" en anglais désigne un chat mais aussi de manière vulgaire le sexe féminin).

Révélés en septembre dernier par le Washington Post, les propos du futur président enregistrés en 2005 lors d'une conversation avec un présentateur de télévision, dans laquelle il se vantait d'"attraper les femmes par la chatte" et d'en "faire tout ce qu'on veut", ont suscité l'effroi.

Au rang des célébrités, les chanteuses Katy Perry et Janelle Monae sont attendues ce samedi sur le National Mall.

Au total, des dizaines d'organisations et de collectifs se sont investis dans cette Marche des femmes de Washington. Ailleurs dans le monde, d'autres manifestations du même type sont prévues.

(avec Ginger Gibson; Henri-Pierre André pour le service français)

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  • delapor4 il y a 11 mois

    Trump n'a pas eu un seul mot pour les L.G.B.Tantes. Cela change agréablement de Clinton et je comprends la rage de ces tarées qui avaient été tellement gâtées.

  • odnaz il y a 11 mois

    Toutes des ...... grandes démocrates ! Non la vérité c'est que plus on obtient plus on veut obtenir davantage. Les féministes américaines voulaient une femme à la Maison Blanche, et après l'échec d'Hillary elle ne décolèrent pas et veulent agréger toutes les femmes à leur mouvement. Si ça continue on pourra enlever le E au mot démocratie.

  • dupon666 il y a 11 mois

    encore une bisounourserie degoulinante de niaiserie à la mode soros

  • housssss il y a 11 mois

    200 000 femmes dans la rue ce n'est pas beaucoup pour les US. Le titre aurait du être DES femmes dans la rue