Les Femen relaxées pour leur action à Notre-Dame de Paris

le
7

PARIS, 29 octobre (Reuters) - Huit membres du mouvement Femen ont été relaxées jeudi par la cour d'appel de Paris pour la dégradation d'une cloche de Notre-Dame de Paris lors de leur action dans la cathédrale en 2013. Elles avaient été relaxées en septembre 2014 en première instance, mais le parquet avait fait appel. Une neuvième prévenue est décédée depuis le premier procès. L'avocat général avait requis leur condamnation à des amendes de 1.000 euros chacune pour dégradations légères. Le 12 février 2013, à l'occasion du renoncement du pape Benoît XVI, les militantes avaient fait irruption à l'intérieur de la cathédrale parisienne aux cris de "Pope no more" et "Homophobe, dégage" pour réclamer la fin de la papauté, en plein débat sur le mariage homosexuel en France. Elles avaient notamment fait tinter avec des morceaux de bois trois des nouvelles cloches déposées provisoirement sur un socle dans la nef de la cathédrale. Les manifestantes avaient été bousculées par le service d'ordre, dont trois membres ont été condamnés en première instance à des amendes. Jeudi, la cour d'appel de Paris a relaxé l'un des trois surveillants et a confirmé la condamnation des deux autres à des amendes avec sursis. En première instance, le tribunal avait estimé qu'il était impossible de savoir si la dégradation constatée sur l'une des cloches était de leur fait, et jugé que l'élément intentionnel du délit n'était pas constitué, les militantes ayant entouré leurs bâtons de feutrine pour ne pas créer de dommage. Né en Ukraine en 2008 et basé depuis 2012 à Paris, le mouvement, qui se caractérise par des apparitions seins nus, mène régulièrement des actions à l'international pour dénoncer entre autres le sexisme. Deux militantes ont été condamnées en France en 2014 pour exhibition sexuelle après des actions seins nus dans des lieux symboliques de la capitale. L'avocate de l'une d'elles avait alors dénoncé une décision tendant "à empêcher (les Femen) de protester". Les militantes Femen poursuivies pour leur action à Notre-Dame n'étaient pas, elles, poursuivies pour exhibition sexuelle. (Chine Labbé, édité par Marine Pennetier)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jmidy le jeudi 29 oct 2015 à 10:30

    Vivement 2017 !

  • Aston54 le jeudi 29 oct 2015 à 10:26

    Et Valls qui demonce l'intervention de Guaino comme un affaiblissement de la Rèpublique... La Justice s'en charge très bien cet affaiblssement!!!!! au fait, question à Mme Taubira: On en est où des condamnations des gens du voyage dans le cas de l'autoroute A1 et de Moirans???????

  • kurki le jeudi 29 oct 2015 à 10:15

    La justice, ne me dites pas qu'elle est indépendante ?

  • JODHY le jeudi 29 oct 2015 à 10:14

    je les ai pas vue dans les mosquée dénoncer le droit des femmes

  • M6445098 le jeudi 29 oct 2015 à 10:12

    bizarre, elles ne vont pas dans les mosquées...

  • vmcfb le jeudi 29 oct 2015 à 10:05

    Jugement pitoyable, et incompréhensible par la plupart des français. Cette décision est à l'image du reste..

  • dhote le jeudi 29 oct 2015 à 09:58

    Les personnes chargées du maintien de l' ordre sont condamnées et les délinquantes blanchies!!!! bizarre, bizarre..