Les FAR font tomber le treillis

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Les FAR font tomber le treillis
Les FAR font tomber le treillis

Ancien club du défunt roi Hassan II, l'AS Forces Armées Royales n'a plus le lustre d'antan. L'ex-machine à gagner des trophées s'est enraillée. Autrefois ogres privilégiés du championnat marocain, les FAR souffrent depuis 1999 de la mort de leur père. Il y a deux ans, le Wydad Casablanca en a profité pour reprendre le leadership des championnats. De quoi amener les Militaires à revoir leur stratégie.

Dans le café Corner, non loin de l'avenue Hassan II de Meknes, quelques habitués s'installent en terrasse. Les fumées qui s'échappent des cigarettes viennent chatouiller les nombreux portraits en noir et blanc d'Hamadi Hamidouch accrochés un peu partout aux murs. Attaquant star du CODM Meknès au milieu des années 60, puis fer de lance de l'Association Sportive des Forces Armées Royales (AS FAR), l'homme est connu de tous dans la ville. Le "casque d'or" habite non loin. Rentré depuis peu de son pèlerinage à la Mecque, il reçoit au dernier étage d'un immeuble. "J'attends des invités et on va bien manger ce soir, mieux qu'en Arabie Saoudite où ils ne proposent que du riz", plaisante t-il. Le gaillard est toujours aussi imposant du haut de son mètre 86. Le même, qui en 1966, terrassa le Maghreb de Fès d'un but d'extraterrestre : "J'étais en forme, je venais de boucler une saison en D2 à 73 buts. Je marquais quatre, cinq, six buts par match. Donc quand la balle est arrivée en profondeur et qu'elle m'a excentré au poteau de corner, je n'ai pas paniqué. J'ai fait sens inverse et j'ai couru vers mon but. Le gardien était toujours avancé, alors à trente mètres, je me la suis levée et j'ai fait un ciseau. Boum, pleine lucarne". Ce jour-là, le roi est en tribune et n'a rien loupé de l'exploit de ce jeune attaquant. Promis à un avenir radieux, le joueur est transféré dans la foulée. "J'avais vu sa majesté en tribune pendant la remise de la Coupe qui m'avait demandé de rejoindre les FAR, mais je pensais que c'était du vent. Quelques jours après, un gendarme m'a convoqué et m'a dit que de le roi m'attendait le jour même. Ce soir-là, il y avait une soirée avec mes amis. J'avais mis la cravate. Personne n'était au courant. Puis les gendarmes sont venus me chercher. Je suis monté dans la voiture avec la sirène et les motards. Comme on était en plein troubles politiques, les gens de Meknès ont protesté en croyant qu'on m'arrêtait."

Devoir national


L'AS FAR n'est pas un club comme les autres au Maroc. Après l'indépendance en 1956, celui qui n'est pas encore Hassan II mais le jeune prince Moulay El-Hassan, passionné de sport - et supporter anonyme à ses heures perdues - pose l'idée de créer un club issu de l'Armée Royale qui serait "comme une locomotive…


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