Les factions libyennes près d'un accord, dit l'émissaire de l'Onu

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    ALGER, 2 décembre (Reuters) - Les factions rivales libyennes 
sont très près de s'entendre sur la formation d'un gouvernement 
d'union nationale et pourraient signer dans un mois un accord en 
ce sens, attendu de longue date, a déclaré le nouvel émissaire 
des Nations unies, Martin Kobler. 
    Les pays occidentaux font pression pour qu'un accord soit 
conclu sous l'égide de l'Onu, seul moyen à leurs yeux de mettre 
fin au chaos qui règne en Libye, où deux gouvernements rivaux et 
leurs factions armées s'affrontent pour le contrôle du 
territoire. 
    Les éléments modérés soutiennent le projet d'accord, élaboré 
au fil d'une année de négociations, mais les "durs", dans un 
camp comme dans l'autre, réclament davantage de conditions et de 
concessions de l'autre partie. 
    "Nous sommes très proches d'un accord, même si des obstacles 
subsistent. Je pense que nous pourrons signer dans un mois. Les 
négociations durent depuis un an et il est temps maintenant de 
signer un accord", a dit à Reuters mardi soir Martin Kobler, 
lors de négociations à Alger. 
    "Le gouvernement d'union devra siéger à Tripoli", a-t-il 
ajouté. 
    Selon lui, il n'est pas question à ce stade de sanctions 
contre ceux qui rechignent à signer, mais plutôt d'efforts pour 
"encourager les Libyens à rechercher une solution". 
    La proposition faite par l'Onu prévoit la mise en place d'un 
conseil présidentiel composé de six membres, qui devra 
représenter les centres de pouvoir régionaux traditionnels du 
pays, ainsi que d'une Chambre des représentants et d'une seconde 
chambre, consultative, le Conseil d'Etat. 
    Le chaos qui s'est installé progressivement dans le pays 
après le renversement du régime Kadhafi en 2011 profite entre 
autres à l'organisation djihadiste Etat islamique (EI), qui a 
gagné du terrain et contrôle la ville de Syrte. 
    Depuis l'an dernier, Tripoli est sous le contrôle d'"Aube de 
la Libye", une alliance de factions armées liées à la ville de 
Misrata et d'éléments islamisants qui ont pris le pouvoir dans 
la capitale. Cette alliance a mis en place son propre 
gouvernement et rétabli dans ses fonctions l'ancien parlement. 
    Le gouvernement reconnu par la communauté internationale et 
le parlement élu siègent dans l'est de la Libye, avec l'appui 
d'une coalition d'autres factions, dont celle dirigée par le 
général Khalifa Haftar. 
 
 (Lamine Chikhi; Eric Faye pour le service français) 
 
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