Les extrêmes vont tirer parti de la colère grecque

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À trois jours des élections générales, aucune majorité ne se dessine.

Le teint pâle, l'air morne et la démarche embarrassée, Georges Papaconstantinou, le ministre de l'Environnement et candidat du Pasok à la députation, longe les murs. Au sortir d'une réception de soutien organisée dans un appartement d'Athènes, par quelques sympathisants du Parti socialiste, il s'engouffre dans une voiture pour enchaîner les rencontres préélectorales en catimini et éviter tout rassemblement.

De surcroît, Georges Papaconstantinou est l'homme qui, avec l'ancien premier ministre Georges Papandréou, a annoncé la mise sous tutelle budgétaire du pays par l'Union européenne et le FMI. Aujourd'hui, c'est un paria. Il a pourtant décidé d'être «jugé» par les Grecs en se présentant aux élections, et ceux-ci s'en donnent à c½ur joie.

Quand il passe dans la rue, les plus polis s'arrêtent de parler pour le regarder avec mépris, d'autres usent de l'invective, «traître, honte à toi», une minorité se montre plus violente. Il y a quelques jours, des re

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