Les « ex » et les autres

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Nicolas Sarkozy et François Hollande ont sur tous leurs concurrents un avantage : ils n’ont pas seulement « la passion de la France », ils ont aussi l’expérience.

L’un se bat pour retrouver le pouvoir, l’autre pour le conserver. A leur trousse, une armada de challengers plus ou moins aguerris qui leur contestent le droit de persévérer eu égard à leur bilan respectif. Ce combat pour le trône est aussi vieux que la politique. Il a contribué dans le passé à tanner les cuirs les plus épais, ceux de Jacques Chirac et de François Mitterrand notamment.

Et, pourtant, la compétition revêt cette fois un caractère totalement inédit, car elle est simultanée : Nicolas Sarkozy et François Hollande disposent de quatre mois pour tenter de plier le match à l’intérieur de leur propre camp et s’affronter de nouveau à la présidentielle de 2017. Leur pari semble fou, car ni l’un ni l’autre n’est favori, et pourtant la séquence qui s’ouvre n’est plus exactement l’exercice auquel aspiraient Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire et les autres prétendants à droite lorsqu’ils avaient adhéré au principe de la primaire pour faire table rase.

Fonction désacralisée Le simple fait que Nicolas Sarkozy soit sur la ligne de départ avec pour défi de réussir le retour gagnant qui avait naguère échappé à Valéry Giscard d’Estaing modifie la nature de l’exercice, car lui a été président et pas eux. Bel avantage, direz-vous, alors que l’actuel occupant de l’Elysée démontre jour après jour que la fonction, désacralisée, n’assure plus à celui qui l’exerce les privilèges d’antan, et notamment celui d’être le candidat naturel de son camp.

Comment expliquer autremen...

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