Les évêques de France s'invitent dans le débat présidentiel

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LES ÉVÊQUES DE FRANCE DRESSENT LE PORTRAIT DES GOUVERNANTS
LES ÉVÊQUES DE FRANCE DRESSENT LE PORTRAIT DES GOUVERNANTS

PARIS (Reuters) - Les évêques de France s'alarment de "paroles non tenues", d'ambitions "démesurées" et de l'absence de vision à long terme des politiques, dans une lettre "aux habitants de notre pays" publiée à six mois de l'élection présidentielle de 2017.

"Si nous parlons aujourd’hui, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation", peut-on lire dans ce texte intitulé "Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique".

"Plus que jamais, nous sentons que le vivre ensemble est fragilisé, fracturé, attaqué", soulignent les évêques. "Ce qui fonde la vie en société est remis en cause."

"Au-delà des échéances politiques à venir où les débats de fond risquent toujours de devenir otages de calculs électoraux, c'est à une réflexion plus fondamentale sur le politique en lui même qu'il nous semble urgent d'inviter."

Dans cette lettre de 94 pages, les évêques dressent notamment un portrait sans concession des gouvernants, déplorant que la parole politique ait "trop souvent été pervertie".

"Des ambitions personnelles démesurées, des manoeuvres et calculs électoraux, des paroles non tenues, le sentiment d'un personnel politique coupé des réalités, l'absence de projet ou de vision à long terme, des comportements partisans et démagogiques (...) sont injustifiables et devenus insupportables".

Conséquence, l'"autorité de l'Etat se disqualifie peu à peu" et le contrat social "ne semble plus aller de soi", écrivent-ils.

"Les valeurs républicaines de 'liberté, égalité, fraternité' souvent brandies de manière incantatoire semblent sonner creux pour beaucoup de nos contemporains sur le sol national", observent-ils.

Quant à la question de la laïcité, qui a refait surface cet été avec la polémique autour du burkini, les évêques mettent en garde contre "un projet de société qui envisagerait une sorte de neutralisation religieuse de cette société en expulsant le religieux de la sphère publique, vers le seul domaine privé où il devrait rester caché".

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • phiphou le jeudi 13 oct 2016 à 22:38

    Bilan réaliste d'une kyrielle de présidents fainéants, incompétents et intellectuellement malhonnêtes.

  • ostrevan le jeudi 13 oct 2016 à 17:03

    C'est pourtant simple : FAIRE LE BONHEUR DES PEUPLES !!!

  • odnaz le jeudi 13 oct 2016 à 16:36

    jean 648 c'est quelque part normal : les politiciens ne remplissent plus du tout leur rôle et la bonne gouvernance du pays, conséquence TOUT LE MONDE fait de la politique, et je dirais même que le bon sens du Café du Commerce est devenu supérieur à celui de nos soi-disant élites. L'inconséquence constante et multi-partis de ces dernières nous mène directement à une guerre civile.

  • jean-648 le jeudi 13 oct 2016 à 16:23

    Manquerait plus que les religieux fassent de la politique....