Les Européens rejettent les conditions de l'aide chinoise

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PÉKIN (Reuters) - Les négociations entre l'Europe et la Chine pour une participation de Pékin à l'aide à la zone euro sont dans une impasse après le refus opposé par des responsables européens à d'accepter au moins une des conditions posées par la Chine, a-t-on appris vendredi de deux sources différentes.

En l'échange de son aide, Pékin réclamait qu'on lui reconnaisse davantage de poids au Fonds monétaire international (FMI), un statut d'économie de marché à l'Organisation mondiale du commerce ou la levée de l'embargo européen sur les armes, ont dit les sources.

La plus simple des solutions aurait été que l'Union cède sur la question du FMI ce que les Européens ont refusé de faire lorsqu'ils ont compris que la Chine ne leur viendrait en aide qu'en l'échange d'une influence plus forte dans la prise de décision au FMI et une accélération de l'inclusion du yuan dans le panier des DTS.

Reconnaître à la Chine un poids plus important au FMI se serait fait au détriment des Européens, voire en diluant l'influence des Etats-Unis.

"Nous sommes prêts à aider, mais nous ne sommes pas une association caritative", a dit l'une des sources, résumant la pensée des dirigeants chinois.

"Les Etats-Unis et le FMI posent eux aussi leurs conditions(en l'échange de leur aide), il n'est donc pas déraisonnable que la Chine en fasse autant."

Les espoirs nourris par Pékin de voir le yuan entrer dans le panier de référence du FMI ont été douchés jeudi lorsque sa directrice générale Christine Lagarde a déclaré que l'heure de le faire n'était pas encore venue.

Certains dirigeants européens reprochent aux Chinois une forme d'opportunisme en profitant de la crise de la dette pour accroître leur influence.

"Je n'aime pas toutes ces discussions sur l'idée selon laquelle l'Europe fait la manche en Chine, parce que l'Europe a les moyens de s'en sortir d'elle même si elle trouve les ressources nécessaires", a dit cette semaine un haut responsable européen qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.

Benjamin Kang Lim et Nick Edwards, Nicolas Delame pour le service français

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  • bpraud le vendredi 11 nov 2011 à 14:53

    c.tardo1 ; j'aimerais bien organiser un débat sur bouso au sujet du fédéralisme européen ; j'ai toujours pensé que l'union faisait la force et ai de plus en plus l'intution que les régions européennes vont s'associer (par ex : pyrénnées orientales et région de Barcelonne ou Alsace avec Bad Wurtenberg ou Wallonie et Nord de la France) qu'en pensez vous ?

  • BASQUE91 le vendredi 11 nov 2011 à 14:34

    BANZAI

  • c.tardo1 le vendredi 11 nov 2011 à 14:14

    "Je n'aime pas toutes ces discussions sur l'idée selon laquelle l'Europe fait la manche en Chine, parce que l'Europe a les moyens de s'en sortir d'elle même si elle trouve les ressources nécessaires", a dit cette semaine un haut responsable européen. J'adhère totalement à cette idée. Avec courage, instauration du fédéralisme, l'Europe peut se sortir de cette impasse et damer le pion aux autres continents.

  • wanda6 le vendredi 11 nov 2011 à 13:57

    il n'y a rien pour rien

  • jevoq le vendredi 11 nov 2011 à 13:54

    ----""Je n'aime pas toutes ces discussions sur l'idée selon laquelle l'Europe fait la manche en Chine, parce que l'Europe a les moyens de s'en sortir d'elle même si elle trouve les ressources nécessaires"---- Enfin, ils ont compris ! eh bien, ils y auront mis le temps !