Les Européens lancent un ultimatum à la Grèce

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Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, a dit encore croire à un accord, lundi soir, lors de sa conférence de presse.
Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, a dit encore croire à un accord, lundi soir, lors de sa conférence de presse.

Autant la réunion exceptionnelle des ministres des Finances s'était éternisée jusque tard dans la soirée, mercredi dernier, autant celle de lundi a été plutôt courte. Mais le constat d'échec est, au final, le même. La Grèce et ses partenaires de la zone euro ne sont toujours pas parvenus à s'entendre. Le différend était tel qu'il a fallu abréger la discussion. Les négociations ont achoppé sur l'avenir du programme d'ajustement économique imposé aux Grecs en échange du financement européen et du FMI. Selon le président de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, les ministres des Finances sont tombés d'accord pour exiger de leur homologue grec, Yanis Varoufakis, qu'il demande une extension de ce cadre au-delà du 28 février, date à laquelle il doit expirer. Faute de quoi, la Grèce ne touchera plus l'argent européen dont elle a désespérément besoin pour se financer. Varoufakis résiste encore Une exigence à laquelle Yanis Varoufakis n'a visiblement pas voulu souscrire, lui qui ne veut plus entendre parler du plan supervisé par la troïka (BCE, Commission européenne, FMI), accusée d'avoir transformé le pays en "colonie de la dette". Le gouvernement issu de la gauche radicale Syriza, qui a promis aux électeurs d'en terminer avec la cure d'austérité, demandait au contraire l'élaboration d'un programme intermédiaire, le temps de passer un nouvel accord avec ses créanciers européens d'ici au mois de juin. La nuance entre ce...

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  • b.renie le mardi 17 fév 2015 à 06:56

    Mr Varoufakis oublie que ce n'est pas l'Europe qui a mis le malheureux peuple grec dans cette terrible situation. Que l'Europe a fait son devoir il y a deux ans en demandant aux contribuables des pays membres de payer des milliards d'euros. Le plan mis en oeuvre a déjà porté des fruits excellents : il faut le poursuivre. Sinon la Grèce doit sortir de l'Euro et vivre sa destinée. L'Europe sera attentive à son calvaire puisqu'elle restera membre de la Communauté si le peuple grec en décide ainsi.

  • EuropeGa le lundi 16 fév 2015 à 22:10

    Les US forceront les allemands à négocier avec les grecs. Il ne faut pas oublier en effet que c'est l'Oncle Sam qui tire les ficelles de l'UE, et les américains n'ont pas envie de voire la Grèce quitter les institutions européennes, en particulier l'euro, et se tourner vers la Russie ! Cela signifierait que la Grèce quitterait aussi l'OTAN. Et cela, les Etats Unis ne le veulent en aucun cas. La conclusion est que nous continuerons à payer pour la Grèce.