Les Européens aiment peu l'euro et les Français sont les moins ardents

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CHRONIQUE - La monnaie unique n'est plus considérée comme un facteur positif pour les économies nationales, selon une majorité de citoyens de l'Euroland.

«On sait que les marchés fixent les taux d'intérêt à moyen et long terme en fonction des finances publiques de chaque État. De même a-t-on appris qu'il ne suffit pas de partager la même monnaie pour rester compétitif»

Tout le monde connaît le mot de John Connally, le secrétaire au Trésor de Richard Nixon, au début des années 1970 : «Le dollar est notre monnaie et c'est votre problème.» La formule est drôle et désinvolte. Et surtout John Connally, grièvement blessé lors de l'attentat de Dallas qui coûta la vie à John Kennedy en 1963, peut être considéré comme le père spirituel de l'euro. C'est précisément pour se protéger des frasques du billet vert que les Européens décidèrent de faire monnaie commune. D'abord en instituant un mécanisme de stabilisation de leurs devises nationales, le Système monétaire européen (SME), créé en 1979. Puis en s'offrant une véritable monnaie unique, l'euro, portée sur les fonts baptismaux le 1er janvier 1999.

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