Les étudiants appelés à donner leur avis sur leur mutuelle

le
0

Le Défenseur des droits lance une vaste enquête publique afin de recueillir le point de vue des étudiants jusqu'à fin janvier. Les premiers avis sont déjà très négatifs.

Retards de remboursements de frais de santé, documents égarés, difficultés pour obtenir une carte vitale et personne pour répondre aux appels téléphoniques... La relation qu'entretiennent de nombreux étudiants avec leur mutuelle est souvent chaotique. C'est en tout cas le constat que dresse Jacques Toubon, Défenseur des droits depuis juillet dernier, suite aux nombreuses saisines dont il a déjà fait l'objet. Ce dernier a donc lancé un formulaire Internet dans lequel les quelque 1,7 million d'étudiants concernés sont invités à donner leur avis sur leur organisme de protection sociale. Les critiques (ou compliments) seront recueillis jusqu'à fin janvier.

«Cet appel à témoignages permettra au Défenseur des droits de mieux connaître la nature des difficultés que les étudiants rencontrent avec leurs mutuelles et d'intervenir, le cas échéant, soit auprès de ces organismes, soit auprès des pouvoirs publics dans le cadre de son pouvoir de proposition de réforme», explique le site internet du Défenseur. «Répondre à ce questionnaire vous prendra environ 5 minutes», précise-t-il aux étudiants.

En un peu plus d'une semaine, le Défenseur des droits a reçu plus de 500 réponses, majoritairement négatives. «Pour l'instant, 40% des étudiants ont déclaré qu'ils n'étaient pas du tout satisfaits des services de leur mutuelle, notamment sur le délai de remboursement», confie Jacques Toubon au Parisien ce samedi.

Vers une disparition des mutuelles étudiantes

Les deux principaux organismes - LMDE et les mutuelles de proximité du réseau national EmeVia - qui gèrent les prestations d'assurance maladie des étudiants pour le compte de l'Assurance maladie, sont régulièrement pointés du doigt pour leur manque d'efficacité et leur coût. A tel point que les organisations étudiantes demandent leur réintroduction au sein de la Caisse nationale d'assurance maladie. Un point de vue également défendu par une proposition de loi de la sénatrice UMP Catherine Procaccia, votée le mois dernier par le Sénat.

Le Défenseur des droits attendra la fin de l'enquête avant de donner son point de vue sur la quesiton. «Je pense qu'(il) va arriver aux mêmes conclusions», prédit Alexandre Leroy, président de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage).

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant