Les Etats-Unis triplent leurs importations d'éthanol

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Commodesk - Depuis le vote du Rewewable Fuel Standard en 2007, pilier de leur politique d'indépendance énergétique, les Etats-Unis mettent de l'éthanol dans leur essence, avec un objectif croissant d'année en année, de E10 à E15, soit une proportion de 10 à 15%.

Toutefois, la sécheresse a contrarié ce projet cet automne. En raison de la hausse des cours du maïs, il est devenu plus rentable d'importer de l'éthanol du Brésil que de le fabriquer dans le Middle-West à base d'amidon. L'Agence de protection de l'Environnement a néanmoins refusé de réviser la norme, encouragée par l'association des producteurs de maïs. Les Etats-Unis se sont fixés un volume annuel d'éthanol à consommer, qui augmente progressivement en se substituant au pétrole, afin de tenir l'objectif de 20% de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2020.

Le pays a donc importé de plus en plus d'éthanol brésilien fabriqué à partir de sucre de canne. Des transformateurs nord-américains comme Valero ont préféré fermer leurs raffineries que produire à perte, alors même que les stations-services du Kansas et quelques-unes dans l'Oklahoma mettent désormais 15% d'éthanol dans les moteurs des automobilistes. Les Etats-Unis possèdent plus d'une centaine de raffineries d'éthanol.

D'exportateurs, les Etats-Unis sont devenus importateurs nets, avec une balance commerciale (exportations moins importations) négative de plus d'un million de barils d'éthanol par mois depuis le début de l'année, d'après l'Agence américaine de l'Energie EIA. Pour 800.000 barils produits par jour, le pays en importe 100.000 du Brésil.
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