Les Etats-Unis sur la piste du blanchiment dans l'immobilier de luxe

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Les autorités américaines ont décidé de mettre les moyens pour dépister le blanchiment d’argent dans les transactions haut de gamme destinées surtout à des étrangers. Les contrôles ciblent d’abord Manhattan et Miami.

Haro sur ces transactions anonymes ou en cash portant sur des millions de dollars! Désormais, le Trésor américain compte bien identifier et tracer les acquéreurs de biens immobiliers de luxe comme le rapporte le New York Times. Dans un premier temps l’initiative portera sur Manhattan et sur la région de Miami, deux destinations particulièrement prisées des super-riches. L’objectif? Rendre moins opaques ces méga-transactions réglées à 100 % en cash par des sociétés écrans.

Tout comme elles ont pris l’habitude de forcer les banquiers à lever certains de leurs secrets, les autorités américaines sont bien décidées à obtenir auprès des agents immobiliers l’identité de leurs plus gros acquéreurs. Un premier pas vers une plus grande transparence de ce marché qui passera aussi par une plus grande coopération des avocats, banquiers et spécialistes de la création de sociétés off shore qui encadrent ces transactions.

A Manhattan, 54 % des acheteurs d’immobilier de luxe sont des inconnus

Les autorités américaines n’ont pas caché avoir été inspirées dans leur démarche par une série d’articles du New York Times évoquant la multiplication des achats immobiliers de luxe au Etat-Unis par des étrangers ayant recours à des sociétés écran pour protéger leurs avoirs. Selon ce quotidien, à Manhattan en 2014, il était impossible de déterminer l’identité de 54 % des acheteurs de biens immobiliers de luxe. Et en bordure de Central Park dans le très huppé Upper East Side 42 % des ventes se sont faites via des sociétés écrans. Un chiffre qui atteint 37 % dans la région de Miami.

«Nous sommes préoccupés par cette possibilité pour l’argent sale de se retrouver placé dans l’immobilier de luxe, souligne au New York Times Jennifer Shasky Calvery, directrice de l’unité du Trésor en charge de ces investigations. Nous pensons que les plus gros risques sont à chercher du côté des transactions les moins transparentes.» Les autorités américaines vont commencer par se concentrer sur les transactions qui cumulent paiement en cash et recours à des sociétés écrans. Les données collectées sur ces transactions seront regroupées dans une banque de données qui devrait faciliter les contrôles à l’avenir.

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