Les Etats-Unis s'apprêtent à lâcher les rênes d'internet

le
0
Les Etats-Unis s'apprêtent à lâcher les rênes d'internet
Les Etats-Unis s'apprêtent à lâcher les rênes d'internet

Le gouvernement américain s'apprête à mettre fin à sa supervision de l'organisme qui attribue les adresses internet dans le monde, renonçant à un rôle largement symbolique mais néanmoins important dans la gouvernance de la toile.Sauf rebondissement de dernière minute, la transition interviendra à 04H00 GMT samedi, l'échéance officielle du contrat liant actuellement le département américain du Commerce et l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann).Ce dernier deviendra alors une entité internationale autorégulée et à but non lucratif, qui sera chargée de gérer le système des noms de domaines en ligne (Internet Assigned Numbers Authority), que le grand public connaît sous formes d'adresses de sites en .com ou .fr par exemple.Des responsables du gouvernement américain et de l'Icann présentent le changement comme un plan de longue date pour "privatiser" ces fonctions, mais certains critiquent un "cadeau" qui pourrait menacer l'intégrité d'internet.Christopher Mondini, un vice-président de l'Icann, assure que le changement n'aura pas de conséquence sur le fonctionnement quotidien de la toile, mais garantira à la communauté internationale que le système est à l'abri d'une interférence gouvernementale."C'est une nouvelle sorte de modèle de gouvernance", indique-t-il à l'AFP. Ce système "pluripartite" prévoit que si des ingénieurs, des entreprises, des organisations gouvernementales ou non-gouvernementales, ou tout autre groupe qui constituent l'Icann remarquent qu'il dévie de sa mission, "ils peuvent initier des procédures pour une auto-correction", précise-t-il.- Structure byzantine -Des législateurs américains ont tenté d'empêcher la transition, argumentant que le nouveau modèle risquait de permettre à des régimes autoritaires d'avoir un plus grand contrôle sur internet.L'Icann "n'est pas un organisme démocratique", a ainsi accusé le sénateur ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant