Les États-Unis piégés par leur blanc-seing à Morsi

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Prudente, l'Administration américaine s'est bien gardé de parler de « coup d'État ».

Les militaires égyptiens espéraient une forme de bénédiction publique de Barack Obama avant de déposer le président Morsi, comme cela avait été le cas au moment du départ de Hosni Moubarak. Mais cette fois, ils n'ont pas eu ce feu vert. «Nous ne prenons pas parti dans cette affaire», a dit sobrement la porte-parole du département d'État Jen Psaki mercredi soir, au moment où le pouvoir s'apprêtait à basculer du côté de l'armée.

Pour l'Administration américaine, clairement en retard sur les événements d'Égypte, il n'était pas question de donner son aval au renversement d'un président élu démocratiquement un an plus tôt. Un précédent trop dangereux pour la suite, expliquent les experts. «C'était différent du cas Moubarak, l'élection de Morsi avait été reconnue par la communauté internationale», commentait jeudi Brian Katulis, expert de la politique étrangère américaine au C...

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