Les États-Unis auront-ils la peau du Credit suisse ?

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Le Credit suisse est le second plus grand groupe helvétique et emploie 50 000 salariés.
Le Credit suisse est le second plus grand groupe helvétique et emploie 50 000 salariés.

Dans un dessin publié par la presse dominicale, Eveline Widmer-Schlumpf, la ministre suisse des Finances, cavale pour prendre l'avion à destination des États-Unis, les vêtements en feu. Et en effet, il y a le feu au lac. Car les États-Unis sortent l'artillerie lourde contre le Credit suisse, le second plus grand groupe helvétique, employant près de 50 000 salariés. Ils menacent de lui retirer sa licence bancaire - et donc de lui interdire d'exercer outre-Atlantique et de lui infliger une amende de trois milliards de dollars .

Pourquoi Washington s'en prend-il avec autant de violence à cet établissement financier ? En février 2009, l'UBS, le numéro un helvétique, s'en était tirée avec une amende de 780 millions de dollars. Elle accueillait pourtant dans ses coffres les avoirs de 52 000 clients américains soupçonnés de fraude fiscale, contre 22 000 seulement pour le Credit suisse.

Des "employés voyous"

Seulement voilà, les dirigeants de l'UBS s'étaient recouvert la tête de cendres, avouant leurs fautes et jurant qu'ils ne recommenceraient plus. Rien de tout ça chez l'Américain Brady Dougan, le directeur général du Credit suisse depuis 2007. Entendu récemment par une sous-commission d'enquête du Sénat américain, il rejetait la responsabilité sur "une poignée d'employés voyous" : "L'équipe de direction de Credit suisse regrette très profondément que, malgré les mesures de conformité de plus haut niveau mises en place, nous ayons eu...

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  • r.espic le lundi 5 mai 2014 à 16:46

    Un empire se detruit toujours de l'interieur.