Les espions allemands coopèrent de nouveau avec la NSA américaine

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    BERLIN, 8 janvier (Reuters) - L'agence allemande du 
renseignement (BND) a repris sa coopération avec la NSA, 
l'agence américaine de sécurité, en matière de surveillance 
d'internet, interrompue l'an dernier à la suite des révélations 
sur les pratiques d'écoutes massives menées par les Etats-Unis, 
rapportent vendredi des médias allemands. 
    En mai dernier, des sources au sein du renseignement fédéral 
avaient déclaré que le BND n'envoyait plus à la NSA 
d'informations recueillies par son centre de surveillance de Bad 
Aibling, en Bavière.  
    L'interruption de cette coopération était la conséquence de 
révélations selon lesquelles le BND avait aidé la NSA à 
espionner des entreprises et des dirigeants européens. Elles 
avaient créé des tensions entre Berlin et Washington et des 
divisions au sein de la "grande coalition" au pouvoir en 
Allemagne. 
    Plusieurs quotidiens allemands écrivent vendredi que la 
collaboration a repris et que la NSA reçoit de nouveau des 
informations obtenues par les opérateurs du BND à Bad Aibling. 
Ce centre de surveillance traite notamment de pays en crise au 
Proche- et au Moyen-Orient. 
    Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès des autorités. 
    Les inquiétudes sur la sécurité en Europe se sont accentuées 
depuis les attentats islamistes du 13 novembre à Paris. 
    En Allemagne, des menaces précises ont conduit à 
l'évacuation et à la fermeture de deux gares de Munich dans la 
nuit du nouvel an. Cette alerte "très concrète" sur de possibles 
attentats suicide provenait vraisemblablement d'un service de 
renseignement allié. (voir  ID:nL8N14L03D ) 
    Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a 
prôné depuis une coopération plus étroite avec des services de 
renseignement étrangers.  
    "En cette nouvelle année, la situation va rester très grave. 
A l'avenir, nous dépendrons plus intensivement qu'avant d'une 
étroite coopération avec les services de sécurité d'autre Etats 
et d'échange d'informations", a-t-il dit dans une interview 
publiée samedi par le quotidien Bild. 
 
 (Tina Bellon; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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