Les épargnants partagés sur l'intérêt des nouveaux dispositifs fiscaux

le
3

Pour investir dans l'immobilier neuf, ils préfèrent le dispositif Pinel à son prédécesseur, le Duflot. Ils sont plus perplexes face aux nouveaux contrats d'assurance-vie, Eurocroissance et Vie génération.

L'État peine à convaincre les épargnants. Depuis un an, le gouvernement a lancé ou remanié plusieurs dispositifs fiscaux, dans l'espoir de voir les économies des Français mieux servir la croissance. Mais ces derniers restent circonspects devant ces nouveaux placements, selon l'Observatoire UFF/IFOP de la clientèle patrimoniale, dévoilé mercredi.

Celui qui bénéficie du meilleur accueil est le dispositif Pinel. Les Français qui détiennent des placements financiers (30.000 euros minimum) et envisagent d'investir dans les deux ans sont, selon l'étude, 23% à étudier un investissement locatif dans le neuf pour bénéficier de cette nouvelle incitation fiscale. L'an dernier, avec le dispositif Duflot, cette stratégie ne tentait que 15% d'entre eux.

Louer à ses enfants, une idée qui plaît

La possibilité de louer à ses ascendants ou à ses descendants, initialement prévue par le gouvernement dans le dispositif Pinel, est vue d'un ½il favorable par plus d'un tiers d'entre eux (37%,), qui y voient une incitation à franchir le pas. Mais les épargnants ne se ruent pas tous vers le neuf. Une grande majorité, s'ils souhaitaient investir dans la pierre, le ferait plutôt dans l'immobilier ancien (57%) ou les Ehpad (56%), destinées aux personnes dépendantes.

L'intérêt est plus limité encore envers les nouveaux contrats d'assurance vie Vie Génération, qui permettent de transmettre à moindre frais un important capital à des proches. Seuls 11% des épargnants envisagent d'en souscrire un. Créés en même temps, les fonds Euro Croissance (censés offrir de meilleurs rendements à long terme que les fonds euros classiques) ont à peine plus de succès: seuls 13% des Français envisagent d'en souscrire un ou d'y transférer tout ou partie des capitaux aujourd'hui placés sur le fonds en euros traditionnel.

Plus de pédagogie pour les nouveaux contrats d'assurance vie

«Les lancements de ces contrats devront s'accompagner d'un effort de pédagogie», conclut l'Observatoire de l'UFF. Ces nouveaux produits commencent en effet tout juste à être commercialisés. L'étude n'a pas sondé les intentions des Français envers le PEA PME, lancé en début d'année, pour encourager les Français à miser sur les actions de petites entreprises. Mais 50% d'entre eux ont le sentiment que le moment est bien choisi pour investir sur ce plan.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • faites_c le jeudi 4 déc 2014 à 11:54

    "L'intérêt est plus limité encore envers les nouveaux contrats d'assurance vie Vie Génération, qui permettent de transmettre à moindre frais un important capital à des proches." Si avant de lancer un produit, on avait fait une étude de marché on se serait aperçu que ce type de contrat concernent au mieux un millier d'épargnants. Qu'il y ait donc 11% d'épargnants tentés par ce type de contrat est une magnifique réussite ou alors une partie des répondants n'a aucune idée de ce qu'est ce contrat!

  • bali16 le jeudi 4 déc 2014 à 09:56

    Faut taxer les Assurances vie en Euros qui ne sont pas placé dans les entreprises ....

  • M3645620 le jeudi 4 déc 2014 à 07:33

    le vie generation est mort né, comme ses cousins dsk et nsk, tous les professionnels le savent et la plupart ne se donnent pas la peine de sortir une offre. Quand à l eurocroissance, il a un vrai interet mais les taux sont tellement bas que la poche dynamique source de performance serait trop réduite actuellement pour en faire un produit attractif