Les épargnants ne veulent pas de risques

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Malgré l'érosion de sa rémunération, l'assurance-vie reste le placement préféré des Français. Également très populaire le livret A pourrait, lui, séduire davantage d'épargnants en 2011

Malgré l'érosion de sa rémunération, l'assurance-vie reste le placement préféré des Français. En 2010, ils ont placé 133,8 milliards d'euros (collecte brute à fin novembre) sur ces contrats, soit 6 % de plus qu'un an plus tôt. Prudents depuis la crise de 2008, les épargnants privilégient toujours les fonds en euro (87 %) aux contrats en unité de compte (UC), investis en actions. La donne pourrait cependant changer. «La baisse de la rémunération des fonds en euros devrait freiner la collecte», estime Cyril Blesson, co-fondateur des Cahiers de l'Épargne. Toutefois, «l'assurance-vie restera cette année encore, le placement préféré des ménages», poursuit-il.

 

Possible hausse du taux du livret A 

 

Également très populaire le Livret A pourrait, lui, séduire davantage d'épargnants en 2011. Son taux de rémunération pourrait, en effet, passer de 1,75 % (depuis août) à 2 % net d'impôt le 1er février. Tout dépendra de l'évolution de l'inflation au mois de décembre (qui sera publiée demain par l'Insee). La Banque de France utilise une formule mathématique qui prend en compte les taux du marché monétaire et de l'inflation hors tabac pour calculer deux fois par an (le 1er août et le 1er février) la rémunération du Livret A. Or, si les taux à court terme sont restés bas, l'indice des prix à la consommation aurait progressé de 1,6 % à 1,7 % en décembre. «Le taux du livret A passera à 2 % si l'inflation hors tabac est supérieure ou égale à 1,65 %», précise Cyril Blesson. Généralement, la hausse du taux de rémunération incite les épargnants à alimenter leurs livrets. Ce fut le cas en 2010. Malgré un passage à vide à l'automne, les Français ont placé 4,09 milliards d'euros sur leurs livrets en 2010 (à fin novembre). «En tenant compte des intérêts capitalisés fin décembre. La collecte nette de 2010 devrait avoisiner les 8,2 milliards d'euros. Ce qui est plutôt élevé», avance Cyril Blesson.

Les épargnants restent donc allergiques à la prise de risque. Ils ont retiré 7 milliards d'euros de leurs sicav actions et obligataires en 2010.

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