Les entreprises détruisent pour plus de 630 millions d'? de produits neufs

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Les entreprises envoient chaque année à la casse l'équivalent de 630 millions d'euros de marchandises. L'Agence du don en nature souhaite les inciter à les redistribuer aux associations caritatives.

C'est une étude de l'Agence du don en nature (ADN) copilotée et cofinancée par l'ADEME et Activa Capital qui a dévoilé ce montant. Ces 630 millions d'euros concernent des produits neufs non alimentaires, dont 287 pour la seule catégorie «Livres et multimédia». Un montant colossal alors qu'il est ici question d'articles en majorité non périssables. Viennent ensuite les produits hygième et beauté (185 millions), la vaisselle et la verrerie (74,7 millions), les vêtements (près de 35 millions), la quincaillerie et le bricolage (15 millions)

Les défauts de fabrication sont une des causes de cette obsolescence prématurée. Les impératifs du marketing en sont une autre: quand un produit est passé de mode, les entreprises se retrouvent avec des tonnes de marchandises inutilisées. L'ADN milite pour leur offrir une seconde vie en les redistribuant à l'une des 450 associations caritatives de son réseau.

L'avantage du procédé n'est pas seulement philanthropique. Il est écoresponsable, la destruction des invendus générant entre 5 et 20 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que la réutilisation, selon l'étude. Les entreprises y voient aussi un intérêt financier, en économisant des coûts de stockage et de destruction souvent élevés.

Des entreprises comme la FNAC, L'Oréal et Microsoft ont déjà sauté le pas. D'autres devraient suivre le mouvement, car comme l'explique Stéphanie Goujon, déléguée générale d'ADN: «le potentiel est là, les chiffres de l'étude en témoignent!». Mais le chemin est encore long: aujourd'hui, les fabricants et distributeurs détruisent six fois plus qu'ils ne donnent.

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  • ZvR le lundi 7 avr 2014 à 18:31

    Y'a encore du chemin à parcourir mais c'est une initiative qui va dans la bonne direction.

  • faites_c le lundi 7 avr 2014 à 18:13

    "C'est une étude de l'Agence du don en nature (ADN) copilotée et cofinancée par l'ADEME et Activa Capital qui a dévoilé ce montant." Quand on sait qu'une entreprise de la Roche sur Yon est en cours de redressement fiscal parce qu'elle a osée donner des tomates trop mûres à une association caritative, il est clair que les entreprises n'ont aucune raison de faire un geste au risque de se faire redresser!