Les enseignements tactiques de la Copa América

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La possession a encore gagné, l'Argentine de Martino ressemble à l'Espagne de 2010, la défense uruguayenne est immortelle, le numéro 10 est encore vivant De l'abondance des mouvements chiliens au néant brésilien en passant par une Argentine en plein travail identitaire, la Copa América 2015 a mis certaines choses au point.

Le toque a encore gagné

Après l'Espagne en 2008, 2010 et 2012, et l'Allemagne en 2014, voilà le Chili en 2015. Mise à part la victoire uruguayenne à la Copa América 2011, les années récentes de football international dressent un constat : celui qui gère le mieux le ballon gagne à la fin. Pouvant s'appuyer sur la relance excellente de son gardien Bravo, sur la science de la possession de Marcelo Diaz, sur la sérénité de Medel, sur le travail athlétique de ses éléments les plus verticaux (Isla, Aránguiz, Vidal, Vargas, Sánchez) et sur la créativité et la patience de ses créateurs (Valdivia, Diaz, Vidal aussi), Jorge Sampaoli a mis au point des schémas de possession fluides et efficaces. De la gestion, mais aussi de la profondeur, de la possession, mais aussi de la vitesse. Cette année, la finale a même opposé les deux équipes ayant fait le plus confiance au ballon : 67,7% de possession en moyenne pour le Chili, 61,8% pour l'Argentine. Et même si tout s'est joué aux tirs au but, il faut noter que le vainqueur final a aussi gagné la bataille du ballon : 57% pour le Chili.

L'Argentine de Martino, une Espagne 2010 bis ?

Le chemin est clair depuis la défaite en finale du Mondial contre l'Allemagne : l'Argentine veut se construire un football d'identité, et en faisant le choix de Tata Martino, elle a choisi un football de possession et de toque. Après un an de travaux en match amical, le visage montré par l'Albiceleste a fait penser à une autre sélection au plan de jeu très défini : l'Espagne de Del Bosque au Mondial 2010. Une équipe qui contrôlait plus qu'elle ne jouait. Seulement, la Roja avait fait le chemin inverse : partir de l'animation offensive libérée de 2008 pour aboutir sur le double pivot Busquets-Alonso deux ans plus tard. Martino, lui, a tout de suite fait le choix du double pivot Mascherano-Biglia, sacrifiant ainsi des variations offensives qui auraient pu apporter le mouvement qui manquait à sa circulation de balle. Est-il trop conscient du temps que ces travaux requièrent, ou a-t-il été trop frileux ?

L'immortelle défense uruguayenne

Pour contrer les plans de Sampaoli, ses adversaires ont mis au point une alternance entre deux stratégies. La réduction des espaces, d'une part, en se repliant de façon compacte dans son propre camp pour limiter le mouvement chilien et donc les solutions du…


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