Les enseignements du Grand Prix de Russie

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Les enseignements du Grand Prix de Russie
Les enseignements du Grand Prix de Russie

Au terme de 53 tours parfois chaotiques, le Grand Prix de Russie a éclairci la situation concernant les titres mondiaux. Mais aussi montré à quel point la F1 avait progressé sur le plan de la sécurité. Retour sur les enseignements d'une course au pays des tsars.

Hamilton à un rien du titre

Victorieux pour la neuvième fois en quinze Grands Prix cette saison, et avec une certaine maestria une fois débarrassé de son coéquipier, Lewis Hamilton est plus proche que jamais d’un deuxième titre consécutif avec Mercedes, son troisième après celui de 2009 avec McLaren-Mercedes. Le pilote britannique aura toutefois besoin, dans une certaine mesure, de son coéquipier pour mettre la main sur le trophée dès le Grand Prix des Etats-Unis, à Austin dans deux semaines. Si Lewis Hamilton s’impose sur le Circuit des Amériques et que Sebastian Vettel, son dauphin au classement suite au Grand Prix de Russie, ne termine pas mieux que troisième, il sera sacré à trois courses de la fin. Un scenario bien différent de la saison passée, où Nico Rosberg était encore en course au départ du Grand Prix d’Abu Dhabi, course au cours de laquelle, comme à Sotchi dimanche, il avait été trahi par sa mécanique. Un troisième titre qui en ferait le Britannique le plus titré à égalité avec Jackie Stewart et qui lui permettrait d’égaler la performance de son idole Ayrton Senna, dont il a battu le nombre de succès en Grand Prix en Russie.

Räikkönen offre le sacre constructeurs à Mercedes

Avec l’abandon précoce de Nico Rosberg, l'écurie Mercedes semblait convaincue que les festivités pour le deuxième titre de champions constructeurs de la marque à l’étoile allaient être décalées dans le temps. Mercedes devait marquer trois points de plus que Ferrari pour s’assurer du sacre à quatre Grands Prix de la fin de la saison. Mais l’erreur de Kimi Räikkönen dans le dernier tour, quand il a harponné Valtteri Bottas dans une attaque inconsidérée pour arracher la troisième place et la sanction qui en a résulté, ont permis aux Flèches d’Argent de fêter après coup ce succès attendu et, quand même, mérité pour l’écurie de Brackley. Huit doublés, des podiums sans Mercedes qui se comptent sur les doigts d’une main, une performance d’ensemble qu’on ne peut que saluer.

Pérez, roi des opportunistes

Si Kimi Räikkönen a manqué son attaque sur Valtteri Bottas pour la troisième place, elle a offert sur un plateau la place sur le podium à Sergio Pérez, son cinquième en carrière et le deuxième avec Force India, qui fait suite aux trois obtenus en 2012 avec Sauber (Malaisie, Canada, Italie). Un podium qui ne doit qu’à une chose : une stratégie osée et opportuniste. Le Mexicain a fait son seul arrêt après seulement douze tours et a, donc bouclé pas moins de 41 tours sur les pneus tendres fournis par Pirelli ce week-end. Cette parfaite maîtrise de l’usure des pneumatiques est caractéristique de Sergio Pérez, qui avait obtenu ses premiers podiums de la même manière, en étant capable de faire durer ses pneumatiques plus que la moyenne. Force India a donc pu fêter le quatrième podium de son histoire.

La sécurité en F1 a fait des miracles

Ce Grand Prix de Russie a aussi montré à quel point les monoplaces de F1 sont avancées en ce qui concerne la sécurité. Si la discipline, comme tout sport mécanique, reste dangereux, les accidents tels que ceux qu’on vécu Carlos Sainz Jr et Romain Grosjean auraient pu avoir bien d’autres conséquences quelques années en arrière. Le pilote espagnol a heurté le mur à 204 km/h avant de s’écraser dans les barrières de sécurité à environ 150 km/h, a annoncé le patron de la Scuderia Toro Rosso Franz Tost dimanche matin. L’impact a été de 46G mais, malgré tout cela, Carlos Sainz Jr a été en mesure de prendre le départ dimanche midi après quelques heures en observation dans un hôpital de Sotchi. Pour Romain Grosjean, le choc a été sans doute moins violent, mais tout autant spectaculaire dans le long gauche faisant le tour de la flamme olympique des Jeux d’hiver de 2014. S’il a eu « l’impression de chuter de dix étages », le pilote tricolore est sorti indemne, tout le contraire de sa Lotus qui est à reconstruire.

Alonso, un 250eme Grand Prix pas forcément négatif

Même si une pénalité de cinq secondes pour avoir abusé des largesses de la piste l’a empêché de marquer des points, Fernando Alonso a assuré sortir confiant du Grand Prix de Russie, le 250eme de sa longue carrière, qui a été fêté comme il se doit. Le pilote espagnol s’est montré positif après la course. La raison ? L’ancien champion du monde a testé vendredi sous la pluie une nouvelle évolution du moteur Honda, qui préfigure en partie le modèle 2016, avec des révisions au niveau de la chambre de combustion, du turbo et des systèmes de récupération d’énergie, qui sont les points faibles du moteur japonais. Et Fernando Alonso n’a pas caché sa satisfaction concernant ce bloc qu’il utilisera en course à Austin, et qui va devoir tenir pour le reste de la saison.

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