Les enquêteurs russes sur les lieux du crash de l'Airbus

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REPRISE DES RECHERCHES SUR LE SITE DU CRASH DE L'AIRBUS DE METROJET
REPRISE DES RECHERCHES SUR LE SITE DU CRASH DE L'AIRBUS DE METROJET

LE CAIRE (Reuters) - Le ministre russe des Transports et une équipe d'enquêteurs sont arrivés au Caire pour aider les autorités égyptiennes à déterminer la cause du crash d'un avion de ligne russe qui a fait 224 morts samedi dans le Sinaï.

Les recherches ont repris sur le lieu du crash dimanche matin. Les experts russes étaient sur place pour aider à la récupération des corps et entamer la recherche d'indices.

Au moins 163 corps ont déjà été retrouvés et transportés dans divers hôpitaux égyptiens ainsi qu'à la morgue de Zeinhom au Caire, selon un communiqué du Premier ministre.

Les enquêteurs russes se sont également rendus à la morgue.

Au Caire, le drapeau de l'ambassade de Russie était en berne. En Russie, une journée de deuil national a été déclarée.

L'examen du contenu des deux boîtes noires de l'appareil doit commencer dans la journée, a-t-on appris auprès des autorités judiciaires et dans l'entourage du gouvernement.

L'examen, par les enquêteurs russes et égyptiens, se fera au Caire, au siège du ministère de l'Aviation.

Quant à l'équipage, il avait subi des examens médicaux et aucun problème n'avait été détecté, selon le ministère public cité par l'agence de presse russe Interfax à Moscou.

"L'équipage a subi un examen médical avant de s'envoler pour Charm el Cheikh et ils ont été déclarés aptes à voler", a déclaré Maiya Ivanova du bureau du procureur de la région de la Volga cité par Interfax.

L'Airbus A321-200, exploité par la compagnie aérienne russe Kogalymavia/Metrojet, a décollé de Charm el Cheikh, station balnéaire sur la mer Rouge située à la pointe sud du Sinaï et se rendrait à Saint-Pétersbourg en Russie. Sa trace a disparu des écrans radar une vingtaine de minutes après le décollage.

La Province du Sinaï, un groupe djihadiste affilié à l'Etat islamique (EI ou Daech), a déclaré dans un communiqué avoir abattu l'avion "en réponse aux frappes aériennes russes qui ont tué des centaines de musulmans en terre syrienne".

Depuis un mois, la Russie procède à des frappes aériennes en Syrie contre divers groupes d'opposition qui combattent les forces du président Bachar al Assad, parmi lesquels figure l'EI.

Cette revendication a laissé sceptique le ministre russe des Transports Maxim Sokolov qui a déclaré à l'agence Interfax qu'elle ne pouvait être considérée comme "exacte".

Lors d'une conférence de presse samedi, le Premier ministre égyptien Cherif Ismaïl a déclaré qu'aucune activité "irrégulière" ne semblait a priori à l'origine de la catastrophe mais que les causes du crash ne pourraient être déterminées avec certitude qu'une fois les boîtes noires examinées.

La France a également proposé ses services. Deux enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) sont attendus dans la journée sur les lieux du crash. Ils seront accompagnés de six conseillers techniques d'Airbus.

(Eric Knecht, Abdel Nasser Abou ElFadl, Omar Fahmy et Lin Noueihed et Alexander Winning à Moscou; Danielle Rouquié pour le service français)

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