Les enjeux du tapering pour la Bourse

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Le siège de la Banque centrale européenne, à Francfort. (© BCE)
Le siège de la Banque centrale européenne, à Francfort. (© BCE)

Un mot risque fort d’animer les conversions au sein du microcosme financier international au cours des prochains mois : tapering, littéralement rétrécissement, réduction. Appliqué au domaine financier, ce mot fait référence aux mesures que les banques centrales sont susceptibles de prendre pour réduire le soutien extraordinaire qu’elles apportent à l’économie à travers leurs programmes d’achats de titres, eux aussi popularisés par un autre anglicisme : le quantitative easing.

Le premier à avoir utilisé le terme de tapering fut Ben Bernanke en mai 2013. Lors d’un discours prononcé devant le Congrès, le prédécesseur de Janet Yellen à la tête de la Fed annonça que la banque centrale américaine envisageait de mettre progressivement fin à sa politique de quantitative easing. Mise en place en mars 2009 au plus fort de la crise financière cette politique, maintes fois prolongée et renforcée, l’avait conduit à acquérir près de 2.500 milliards de dollars de titres financés par simple création de monnaie.

Mais l’économie qui sortait de sa longue convalescence donnait en effet suffisamment de signes de résistance pour se passer des injections monétaires que le docteur Bernanke lui administrait. Le tapering n’entra cependant en vigueur qu’au début 2014. Il consista à diminuer chaque mois de 10 milliards de dollars le montant des emprunts d’Etat et des obligations financières achetés par la Fed, ce

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