"Les enfants qui ont du plaisir à apprendre réussissent"

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Le ministère de l'Éducation nationale a expérimenté l'application d'un barème graduel alternatif pour la correction de quelque 1 500 copies au brevet des collèges en juin.
Le ministère de l'Éducation nationale a expérimenté l'application d'un barème graduel alternatif pour la correction de quelque 1 500 copies au brevet des collèges en juin.

Ne plus seulement sanctionner les fautes, mais aussi mettre en valeur les obstacles surmontés par les élèves : le ministère de l'Éducation nationale encourage sur son site Éduscol les enseignants à changer de méthode de notation pour la sacro-sainte dictée, la traditionnelle soustraction de points étant jugée inefficace. Pour Philippe Meirieu, professeur en sciences de l'éducation à l'université de Lyon-II et auteur d'un manifeste Le Plaisir d'apprendre (1), il est indéniable que le système d'évaluation des élèves contribue au déclin du plaisir d'apprendre. Il explique au Point.fr pourquoi.Le Point.fr : Le système d'évaluation actuel contribue-t-il à dénigrer le "plaisir d'apprendre" ? Philippe Meirieu : Il est en effet extrêmement discutable, puisqu'il incite davantage à bachoter qu'à apprendre véritablement. Un 17/20 en maths peut rattraper un 9/20 en français, c'est absurde ! Comme dans un supermarché, l'élève recherche le meilleur rapport qualité-prix, entre effort fourni et note obtenue. L'utilisation de la note, qui encourage le laxisme, est l'exact contraire de la pédagogie du chef-d'oeuvre, qui incite à l'amélioration et à relever des défis. Une fois la note tombée, l'élève passe à autre chose ; s'il était dans la logique du chef-d'oeuvre, il saurait qu'il peut réussir. Que faudrait-il faire ? Il serait bon de quitter le système de valeurs actuel, qui encourage la débrouillardise au détriment...

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