Les enfants perdus du djihad

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ENQUÊTE - Depuis le début du conflit syrien, des milliers de jeunes Européens, parfois mineurs, dont une majorité de Français, ont rejoint la zone des combats. Laissant des familles incrédules et désemparées. Nous les avons rencontrées.

«Je vous supplie de nous laisser tranquille!» La communication s'achève avant d'avoir commencé. Le dénominateur commun aux parents dont les enfants sont partis rejoindre le front syrien, c'est une détresse insondable doublée d'une sourde absence d'espoir. Des sentiments souvent tus par pudeur, par dignité aussi. Plus que tout, pères et mères craignent pour la vie de leurs enfants. Témoigner les terrorise. Il faut alors insister. Beaucoup. Pour les convaincre que les médias sont aussi là pour leur offrir une page blanche où crier leur colère, écraser leurs larmes, appeler leurs enfants à la raison.

Rompre le silence et l'isolement des familles est indispensable. Leur donner la parole, nécessaire. Parce que leurs enfants ...

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