Les Emirats estiment irrecevable l'offre sur le Rafale

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DUBAI (Reuters) - L'avion de combat Rafale a enregistré mercredi un nouveau revers, les Emirats arabes unis ayant estimé que l'offre du constructeur Dassault Aviation portant sur la vente de 60 appareils était non compétitive et irréalisable.

Le contrat, en discussion depuis pratiquement un an, a suscité des doutes en début de semaine quand il est apparu que les Emirats arabes unis s'étaient renseignés sur un avion concurrent, le Typhoon construit par le consortium Eurofighter.

"Grâce au président Sarkozy, la France n'aurait pas pu en faire plus sur le plan diplomatique ou politique pour faire aboutir un accord sur le Rafale", déclare dans un communiqué le prince héritier d'Abou Dhabi, le cheikh Mohammed bin Zayed.

"Malheureusement, Dassault semble ne pas avoir conscience que toutes les bonnes volontés politiques et diplomatiques du monde ne peuvent permettre de surmonter des termes commerciaux qui ne sont pas compétitifs et à partir desquels on ne peut travailler."

Les dirigeants de Dassault Aviation n'ont pu être joints.

De source gouvernementale proche de l'opération, on met l'impasse actuelle sur le compte de l'"arrogance" de Dassault.

"Il y a une frustration commune à la fois chez les EAU et les dirigeants français concernant ce qui s'apparente à de l'arrogance chez Dassault", explique-t-on.

"Au lieu d'utiliser la force des relations bilatérales pour conclure l'accord, ils essaient de l'utiliser pour tenir bon sur le prix et sur une structure qui n'a pas changé depuis plus d'un an et qui a été significativement améliorée par tous les concurrents."

Le ministre français de la défense Gérard Longuet avait affirmé il y a un mois que la négociation était dans sa phase "finale".

Le général Jean-Paul Palomeros, chef d'état-major de l'armée de l'air française, a indiqué lundi que l'armée de l'air des Emirats était "très enthousiaste" sur le Rafale.

Quoi qu'il en soit, après les informations qui ont émergé sur Eurofighter, l'appel d'offres semble ouvert à la concurrence, y compris aux chasseurs de l'américain Boeing. Le groupe américain a dit avoir récemment présenté ses F-15 et F-18 aux EAU.

Le Rafale est plus développé que les chasseurs de quatrième génération mais est en retard par rapport aux avions multirôles de la cinquième génération tels le F-35 Lightning II de Lockheed Martin.

Le Rafale et le Typhoon ont été tous deux utilisés en Libye lors de l'intervention de l'Otan qui a aidé au renversement de Mouammar Kadhafi.

L'Eurofighter est fabriqué par le britannique BAE Systems, l'italien Finmeccanica et le groupe EADS.

Reed Stevenson et Praveen Menon avec Tim Hepher; Benoit Van Overstraeten et Danielle Rouquié pour le service français, édité par Catherine Monin

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  • patri261 le mercredi 16 nov 2011 à 17:23

    Vivement que ce quinquennat se termine, que ce gouvernement de guignols soit foutu à la porte

  • M1613438 le mercredi 16 nov 2011 à 16:51

    le probleme,c'est dassault et son directeur general

  • vouscost le mercredi 16 nov 2011 à 16:51

    Dassault Aviation devrait céder une part de son capital aux émirats en échange de l'achat de 60 RAFALES , c'est Gagnant/gagnant ; La France ne peut plus soutenir toute seule ce constructeur d'avion ,elle n'en plus les moyens .