Les élections iraniennes se jouent entre conservateurs

le
0
Le scrutin législatif du 2 mars oppose le clan du président Ahmadinejad à celui du guide suprême, l'ayatollah Khamenei.

Les Iraniens se rendent aujourd'hui pour la première fois aux urnes depuis la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, en juin 2009. Mais, depuis que l'espoir d'un changement s'est brisé contre le mur de la répression, la mosaïque politique a bien changé et l'enthousiasme n'est plus au rendez-vous. En tout, plus de 3400 candidats sont en lice pour ce scrutin législatif. Aucun d'entre eux, cependant, ne se revendique du clan réformiste. Après l'euphorie générée par la «vague verte», née de la course à la présidentielle, il y a trois ans, il n'a jamais été aussi affaibli.

Assignés à résidence dans un lieu tenu secret, ses deux principaux leaders, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, ont été réduits au silence. Les membres de leurs familles, y compris leurs filles, sont régulièrement inquiétés. Les universités, foyers bouillonnants d'une jeunesse assoiffée de démocratie, sont, elles, sous haute surveillance.

Quant aux «cerveaux» du mouvement réform

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant