Les Égyptiens place Tahrir pour «sauver» la révolution 

le
0
Une manifestation monstre a pressé, vendredi, l'armée à rompre plus rapidement avec l'ancien régime.

Ici la corde au cou, là allongé, hilare, dans un lit de l'hôpital de Charm el-Cheikh où il serait soigné depuis mi-avril, plus loin grimaçant derrière des barreaux : Hosni Moubarak était omniprésent vendredi sur la place Tahrir, lieu emblématique du soulèvement populaire qui a mené à sa chute le 11 février. Derrière ces caricatures, une colère sourde face au peu d'empressement du Conseil suprême des forces armées (CSFA), le concile militaire au pouvoir, à rompre avec l'ancien régime et à juger ses dirigeants. «Le CSFA n'est pas convaincu que nous avons fait une résolution. Ca l'a arrangé de se débarrasser de Gamal Moubarak (ndlr : le fils de l'ex-président, qui se préparait à lui succéder), mais maintenant, il ne veut pas aller plus loin», affirme Mohamed, un jeune pharmacien. «On va lui montrer que la révolution, c'est comme un train : soit on monte dedans, soit on le laisse passer, mais si on veut se dresser sur son passage, on se fait écraser !»

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant