Les Égyptiens d'«en bas» rêvent de stabilité

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REPORTAGE - Dans la province du Fayoum, le retour des nombreux travailleurs expatriés en Libye et la difficulté à trouver un emploi pour les journaliers ont accentué les galères quotidiennes de la plupart des familles.

Le bureau dans lequel Ahmed Ibrahim Bayouni reçoit est caché au fond d'un magasin de pièces détachées pour machines-outils. Costume moutarde et barbe poivre et sel, ce comptable figure en deuxième position sur la liste du parti islamiste Liberté et Justice (PLJ) dans la province du Fayoum, à une centaine de kilomètres au sud du Caire. Hormis un mégaphone posé sur une étagère et une affichette ornée du Coran et des sabres croisés des Frères musulmans et épinglée à une photo de bétonneuse, rien n'indique ici une quelconque activité politique. Signe que malgré la légalisation du PLJ cet été et une étiquette de favori des élections législatives, on ne rompt pas du jour au lendemain avec cinquante ans de semi-clandestinité.

Dans le Fayoum, vaste grenier agricole de cinq millions d'habitants, les ikhwan sont chez eux. Et ce n'est pas nouveau. «En 2005, on avait obtenu trois sièges sur cinq. Cette année, il y en a dix-huit et on aimerait tous les remporter», s

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