Les Égyptiens arbitrent le duel des extrêmes

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Entre l'ex-général Chafiq et l'islamiste Morsi, qui sera le prochain président ?

Dans les rues de Dar-el-Salam, faubourg populeux au sud du Caire, l'humeur joyeuse du premier tour n'est plus qu'un lointain souvenir. Les électeurs égyptiens, qui n'en revenaient pas il y a trois semaines d'être invités à choisir librement leur prochain président parmi treize candidats, tiennent à l'évidence une sévère gueule de bois. Beaucoup sont d'ailleurs restés chez eux, refusant d'arbitrer le duel des extrêmes qui oppose le général Ahmed Chafiq, favori de l'armée, au candidat islamiste Mohammed Morsi. Les autres, comme hypnotisés par une campagne électorale d'une grande brutalité, s'énervent pour un rien et arborent la mine des mauvais jours.

«Quel que soit le résultat, j'ai bien peur que le pays ne soit pas au bout de ses malheurs», soupire Faten Dessouky. Comme nombre d'habitants de ce quartier plombé par le chômage, l'insécurité et la quasi-absence de services publics, cette fonctionnaire de 57 ans vient de voter pour le candidat des Frères musulma

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