Les écoutes éclaboussent le pouvoir

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Les écoutes éclaboussent le pouvoir
Les écoutes éclaboussent le pouvoir

HIER SOIR, dans son bureau de l'Elysée, François Hollande, entouré de ses conseillers, a suivi attentivement la prestation du Premier ministre au 20 Heures de France 2 sur la très sensible affaire des écoutes judiciaires pratiquées sur les téléphones de Nicolas Sarkozy depuis près d'un an. Et Jean-Marc Ayrault a reconnu, comme l'affirme « le Canard enchaîné », que lui et Christiane Taubira étaient bien au courant de l'existence de ces écoutes depuis le 26 février, date de l'ouverture d'une information judiciaire pour trafic d'influence à l'encontre de l'ancien président et de son entourage, mais pas depuis leur lancement en avril 2013.

« Je ne l'ai pas appris dans la presse », a concédé Ayrault qui a juré en revanche ne pas avoir eu connaissance du contenu des conversations téléphoniques de l'ancien chef de l'Etat. Voilà qui contredit totalement la version avancée lundi soir sur TF 1 par la garde des Sceaux. Taubira avait alors nié en bloc avoir été informée à quelque moment que ce soit. « Je n'avais pas l'information », avait-elle certifié.

Le problème Taubira

Selon l'un de ses fidèles, Hollande serait pour sa part au courant des écoutes de son prédécesseur depuis le 4 mars, date des perquisitions aux domiciles et bureaux de Thierry Herzog, avocat de Sarkozy, et Gilbert Azibert, magistrat à la Cour de cassation. En clair : Ayrault et Taubira étaient au courant depuis le 26 février. Et Hollande depuis le 4 mars, soit six jours plus tard...

Selon un habitué du Palais, le président serait mécontent de sa ministre de la Justice, qui aurait mis trop de temps à répondre aux accusations de l'UMP, qui crie au « scandale d'Etat » et à la « nouvelle affaire Cahuzac ». « On a un sérieux problème Taubira. Une garde des Sceaux prise en flagrant délit de mensonge peut-elle rester au gouvernement ? C'est le merdier », lâche un conseiller du pouvoir, qui se demande si le remaniement ne va pas ...

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