Les écoles de la délation prospèrent en Corée du Sud

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Dénoncer des pratiques frauduleuses peut rapporter gros. Autant maîtriser les techniques de filature et d'espionnage.

Dénoncer les travers de ses voisins, c'est facile, c'est pas cher et cela rapporte gros, au pays du Matin-Calme. «Je peux gagner autant qu'au loto», s'enthousiasme Moon Seoung-Ok, le directeur d'une école pas comme les autres. Son académie, nichée au 7e étage d'un immeuble vieillot de Gangnam, le quartier des affaires de Séoul, forme des experts d'un genre particulier : mouchards professionnels. Ces «paparazzis», comme les appellent les Sud-Coréens, sont toujours embusqués, l'appareil photo à la main, pour prendre en flagrant délit leurs concitoyens.

Dans leur ligne de mire, les 336 infractions donnant droit à une prime de l'État en cas de dénonciation, preuve à l'appui. «Une photo d'un passant jetant son mégot et hop, je gagne 30 000 wons (20 euros) !», s'enthousiasme Mme Song, mère de famille à l'air sage, et nouvelle apprentie. Des primes qui s'élèvent à plusieurs milliers d'euros pour la dénonciation de fraude à l'assurance-maladie ou fiscale et s'e

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