Les e-cigarettes fortes vendues seulement en pharmacie ?

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Le gouvernement français envisage de réserver la vente de cigarettes électroniques fortes en nicotine aux pharmacies et de laisser les «light» en vente partout ailleurs.

Qui du buraliste, du pharmacien ou du vendeur spécialisé a le droit de vendre des cigarettes électroniques? Après la polémique suscitée par la condamnation d'une boutique spécialisée pour concurrence déloyale par le tribunal de commerce de Toulouse, le gouvernement a décidé de trancher. D'après Europe 1ce mercredi, les ministères de la Santé et de l'Économie ont décidé de partager en deux ce vaste marché entre d'un côté les pharmaciens et de l'autre, le reste des commerçants.

Le partage dépendra de la teneur en nicotine de la e-cigarette. Lorsqu'elle contiendra plus de 2% de nicotine, la cigarette électronique sera considérée comme un médicament contribuant au sevrage des gros fumeurs, au même titre que les patchs par exemple. Par conséquent, seules les pharmacies pourront les commercialiser. Sous ce seuil de 2% de nicotine, la cigarette serait considérée comme un produit de consommation courante, statut dont elle bénéficie aujourd'hui. Sa vente pourrait donc être opérée aussi bien par les buralistes que par les boutiques spécialisées ou épiceries.

Encadrement strict

L'accord entre les deux ministères prévoirait également un encadrement très strict de la commercialisation et de l'usage de la «vapoteuse», précise Europe 1. Au même titre que pour le tabac, la vente serait interdite pour les mineurs. Il sera aussi interdit de vapoter dans les lieux publics comme les restaurants ou les bureaux. Ces deux règles avaient déjà été évoquées par la ministre de la santé Marisol Touraine en juillet dernier. La publicité pour ces produits serait également prohibée. Le gouvernement suivrait en ce sens la décision du tribunal de commerce de Toulouse qui a accusé la boutique de cigarettes électroniques de violer la réglementation en faisant de la publicité illicite en faveur d'un produit s'apparentant au tabac.

Toutes ces propositions doivent encore attendre la validation du Conseil d'État au plus tard ce lundi 16 décembre . Elles devraient aller dans le sens des projets de Bruxelles qui discute en ce moment des règles communes à adopter pour encadrer ce marché en pleine expansion. Dans le cadre de la directive européenne sur le tabac, la Commission européenne, le Conseil de l'Union européenne et le Parlement de Strasbourg prévoient de classer la cigarette électronique en produit dérivé du tabac ou en médicament, selon une version de travail du texte législatif. Plus strict, le texte européen pourrait aussi abaisser à 5 mg/ml la quantité maximale de nicotine contenue dans l'e-cigarette et limiter l'usage d'arômes exotiques (comme la piña colada ou le café). Un texte de compromis doit être rédigé d'ici à lundi prochain.

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  • M7018387 le mercredi 11 déc 2013 à 11:27

    votre pharmacien est le bon conseiller pour préserver votre santée.

  • champir1 le mercredi 11 déc 2013 à 11:07

    Le TABAC TUE , les règlements ,lois , législations , TUENT AUSSI.A quand la taxe sur la quantité d'air que nous sommes autorisés à respirerpar Jour , par mois ,par pays .....