Les durs souvenirs de la maison des morts

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Dominique Lecomte est depuis 1988 la patronne de l'Institut médico-légal à Paris.

Elle a délaissé sa blouse blanche, mis de côté son matériel chirurgical et s'attarde sur les bancs du jardinet où les familles se reposent après s'être recueillies auprès de leur proche décédé. Dans La Maison du mort, qui vient d'être publié chez Fayard, Dominique Lecomte préfère évoquer les vivants. Presque une gageure pour cette femme de 64 ans qui dirige depuis 1988 l'Institut médico-légal (IML) de Paris et qui partage son quotidien avec les morts.

Installé dans un bâtiment de briques rouges quai de la Râpée, le long de la Seine, l'IML est le lieu de passage obligé de bien des corps. Toutes les morts violentes - 3000 chaque année environ dans Paris et autour de la capitale - qu'elles soient criminelles, accidentelles ou suspectes, intéressent l'institut. En plus de vingt ans, Dominique Lecomte qui examine ces victimes, pratique des autopsies a réalisé à ce jour 19.575 examens médicaux légaux.

«J'ai toujours aimé disséquer», reconnaît-elle. Une pas

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