«Les Dunes», des bureaux-musée pour banquiers cultivés

le
0

EN IMAGES - La Société Générale inaugure ses nouveaux bureaux à Fontenay-sous-Bois, conçus par l’architecte Anne Démians. Ils sont à l’image des 5000 collaborateurs qui vont s’y installer : branchés «high tech» et «innovation». Visite.

Quitter son lieu de travail et ses petites habitudes pour un autre n’est jamais chose aisée. A fortiori lorsque ledit lieu est moins «fun» sur le papier! Pour 5000 collaborateurs de la Société Générale, quitter le quartier de La Défense pour Fontenay-sous-Bois n’avait rien d’une perspective alléchante. Reste à savoir si leur arrivée, dans les semaines à venir, dans leurs nouveaux locaux va les faire changer d’avis... Le Figaro Immobilier a visité ces bureaux censés symboliser la transformation numérique de la banque, et son entrée dans une nouvelle ère. C’est l’architecte Anne Démians qui a dessiné les lieux, lauréate du concours international lancé en 2011.

Impossible de les rater. À une centaine de mètres du RER A - station Val de Fontenay - les cinq «dunes», imposantes, se dévoilent sous nos yeux. Des bâtiments en aluminium brillant, à l’exposition est-ouest, recouverts de planches de bois recyclées. Près de 200 kilomètres de bois au total! Les dunes, c’est 100.000 mètres carrés de construction, cinq bâtiments très imposants, qui apparaissent en «blocs», hermétiques à l’extérieur... et complètement transparents à l’intérieur.

«Mon rôle d’architecte est de faire en sorte que cette densité importante ne soit pas incompatible avec la qualité du site et avec celle de chaque espace de travail. Le projet des Dunes offre une nouvelle image de la modernité. L’ensemble est plus qu’un bâtiment, c’est un paysage», se réjouit Anne Démians.

Calligraphies, végétalisation, et espaces alternatif

L’ensemble se distingue selon deux principes: l’abandon de frontières entre les intérieurs et les extérieurs et moins de verticalité dépersonnalisant les espaces produits et pratiqués. En revanche, les suites d’horizontales dynamisent l’ensemble et traduisent l’objet final en perspectives glissées. Tous ces espaces ont été pensés sous le signe de l’ouverture. Au sous-sol, un immense couloir déssert les différents bâtiments. On y trouve également des espaces de travail alternatifs, plusieurs patios végétalisés. Des arbres australiens, japonais, et autres pays exotiques.... «Ils ont été sélectionnés pour rappeler une atmosphère de sous-bois tropical qui est celle des vacances. Les collaborateurs se sentent ailleurs qu’au travail», glisse le paysagiste Jean-Marie David.

«Mon boulot était surtout de ne rien faire», plaisante de son côté Christophe Pillet, designer, qui s’est chargé de rendre le projet encore plus transparent et pur. Il a notamment ajouté, superposé, plusieurs parois vitrées, qui font oublier si l’on est dehors ou à l’intérieur. «J’ai fait en sorte de flouter encore davantage les limites des pièces», précise-t-il. Sur les murs, des sérigraphies venues du monde entier. L’objectif: intéger les notions d’écriture et de culture dans l’architecture. Une sorte de «bureau-musée» en somme! Anne Démians ne le cache pas: «nous avons fait ici dans un bâtiment privé ce que l’on fait habituellement dans un bâtiment public. Cette présence d’écriture traduit un désir que les banques se cultivent, elles qui sont habituées à manipuler des chiffres à longueur de journée.»

Autre valeur essentielle du projet: la simplicité. «Nous ne voulions rien qui soit ostentatoire. Pas de luxe, pas de pièce grandiloquente ni démesurée», précise Anne Démians. À l’intérieur, les bureaux sont lumineux, avec un mobilier design tout neuf. Les collaborateurs de la Société Générale - les branches high tech et innovation - vont venir s’installer à partir du mois de novembre. «Dans les Dunes, tout communique. Le projet a été conçu de telle sorte que les différents services sont obligés de se croiser», conclut l’architecte. Le clou du spectacle: le parking, où des graffeurs ont été chargé de décorer les murs et les plafonds. Plusieurs salles, plusieurs ambiances!

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant