Les doutes sur les banques reprennent de plus belle et les marchés chutent lourdement

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Les marchés européens poursuivent jeudi 11 février leur mini-krach de début d'année.
Les marchés européens poursuivent jeudi 11 février leur mini-krach de début d'année.

Les marchés européens rechutaient nettement jeudi malgré un rebond enregistré la veille. Le CAC40 perdait 3,81% à 10h30, enregistrant sa plus forte baisse depuis le début de l’année dans un contexte extrêmement agité depuis un mois et demi.

Société Générale, dont les annonces ont déçu jeudi matin, chutait de 12% à 27,5 euros vers 10h30, entraînant dans son sillon l’ensemble du secteur bancaire. BNP Paribas perdait 6,31%, de même que Crédit Agricole lâchait de nouveau 6,94%. Dans le secteur de l’assurance, Axa perdait pour sa part 5,64%.

Depuis le début de l’année, commencée il y a seulement six semaines, les banques françaises ont perdu aux alentours de 30% de leur valeur en Bourse.

L’industrie, cyclique et toujours « vendue » par temps de doutes, était également durement affectée, ArcelorMittal (-6,36%) et LafargeHolcim (-6,32%) s’affichant toujours parmi les plus fortes baisses du CAC40 après avoir enregistré un rebond appréciable hier. Ces deux valeurs ont également perdu plus de 30% depuis le début de l’année.

Le secteur pétrolier et parapétrolier souffre pour sa part d’une rechute des prix du baril. Le WTI américain vient de retrouver son plus bas niveau du mois dernier, à 26,6 dollars/baril (-2,78%), bien que le Brent européen reste encore au-dessus de 30 dollars/baril. Hors CAC40, Vallourec perd encore 4,5% (-61% depuis le début de l’année), CGG connaissant un parcours semblable.

Publicis, seul rescapé du CAC40 dans ce contexte très agité, gagnait plus de 5% grâce à des résultats jugés cette fois-ci satisfaisants avec la hausse de 25% de son bénéfice net part du groupe.

Banques : résultats 2015 solides, moins d'optimisme 2016

La banque rouge et noire s’est pourtant montrée satisfaite jeudi de ses résultats de l’an passé, avec un résultat net annuel de 4 milliards d’euros, en forte hausse par rapport à 2014 où le même chiffre s’était élevé à 2,7 milliards d’euros. Le niveau du résultat net de l’année 2015 est ainsi revenu à son plus haut niveau depuis 2010.

Les investisseurs ont néanmoins sanctionné l’absence de confirmation des objectifs 2016 du groupe en termes de rentabilité, Société Générale ayant préféré se montrer prudente vis-à-vis de ses perspectives pour l’année 2016 dans l’actuel cadre des incertitudes sur l’économie mondiale.

La mésaventure de Société Générale ce jeudi est symptomatique du sentiment de marché négatif d’apparence exagérée qui affecte le secteur bancaire. Les résultats des banques françaises comme américaines apparaissent toujours solides, à l’instar de ceux de BNP Paribas la semaine dernière, et il ne fait aucun doute que les banques européennes ont poursuivi leur croissance en 2015 par rapport à 2014 sans être affectées par des pertes notables.

Néanmoins, les investisseurs perçoivent un certain nombre de signes suggérant que l’année 2016 pourrait être plus mauvaise que l’année 2015 pour le secteur bancaire. Les investisseurs semblent prendre conscience depuis le début de l’année des risques que la restructuration de la dette de certaines entreprises du secteur industriel (secteur parapétrolier, métallurgie, industrie lourde) fait peser sur le secteur bancaire qui soutient la dette de ces entreprises.

Reste à savoir si ces doutes sont exagérés ou non. De nombreuses sociétés de gestion, sauf peut-être Carmignac, soulignent depuis le début de l’année que les perspectives économiques restent globalement bonnes en zone euro pour l’an prochain, ce qui devrait être un terrain favorable pour la rentabilité des établissements bancaires.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • ericlyon il y a 10 mois

    Les oiseaux de mauvaise augure qu'on retrouve sur tous les forums ne se rendent même pas compte qu'ils sont manipulés par les spéculateurs dont l'objectif est de faire baisser à un niveau assez bas qu'ils ont défini probablement entre 3500 et 3900 et à partir duquel bien sûr ils commenceront à acheter !

  • M7639769 il y a 10 mois

    Etant érasé comme disent les ordinateurs à chacune de mes "réactions à cet article" avec lequel on ne peut être d'accord montre à quel point il n'y a pas d'information dans ce journal, mais à l'inverse que de l'enfumage.

  • khmane08 il y a 10 mois

    ce qui fait monter l'euro ?