Les disparitions forcées se multiplient à Rio de Janeiro

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Comme quinze de ses compatriotes chaque jour, Amarildo de Souza est introuvable après son interpellation par les forces de l'ordre.

Dans les rues de la Rocinha, la favela où il vit depuis sa naissance, il y a quarante-trois ans, ses amis l'appellent «le B½uf». En dépit d'un corps ma­lingre, Amarildo de Souza parvient à charger sur son dos deux gros sacs de ciment. Il porte aussi les malades, incapables de remonter seuls chez eux, au sommet de la colline. Dans cette partie de la favela, inaccessible même aux motos-taxis, les égouts s'écoulent à ciel ouvert et les cas de tuberculose sont fréquents. Le maçon, qui gagne trois cents reais (cent euros) par mois, y habite dans une baraque composée d'une seule pièce, qui fait office de chambre, salon et cuisine, avec Elisabete, sa compagne depuis vingt ans et leurs six enfants.

«Où est Amarildo?»

À la Rocinha, ses voisins commencent à parler de lui au passé: le 14 juillet, Amarildo de Souza a dispar...

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