Les discussions sur STX France pourraient durer-Sirugue

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    * Activité florissante mais propriétaire coréen en 
difficulté 
    * La France en quête d'une solution européenne 
    * Des clients futurs actionnaires des chantiers de 
Saint-Nazaire ? 
 
 (Avec Sirugue, syndicaliste, contexte) 
    PARIS, 13 octobre (Reuters) - Le choix de repreneurs pour 
les chantiers navals de Saint-Nazaire pourrait attendre début 
2017, a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat français à 
l'Industrie, à la veille d'une décision concernant leur 
propriétaire coréen, STX  011810.KS . 
    La justice coréenne doit décider vendredi si ce groupe placé 
en redressement judiciaire en septembre doit être vendu en bloc 
ou à la découpe, ce qui signifierait céder séparément sa filiale 
STX France, propriétaire à 66% des chantiers de Saint-Nazaire. 
    Lors des questions d'actualité au Sénat, Christophe Sirugue 
a dit n'avoir aucun "élément d'information" sur cette décision. 
    Le nouveau secrétaire d'Etat à l'Industrie a cependant dit 
que le gouvernement se mobilisait pour trouver une solution.  
    "Nous rencontrons des porteurs de projets européens avec 
lesquels nous échangeons. Nous avons des échanges, bien sûr, 
avec DCNS", le constructeur naval militaire français, a ajouté 
Christophe Sirugue. Selon lui, "cela pourrait durer encore 
quelques semaines, voir nous amener au début de l'année 2017". 
    Les carnets de commandes des chantier de Saint-Nazaire sont 
pleins et les syndicats, comme les élus locaux, redoutent que la 
reprise de STX France par un groupe étranger n'ouvre la porte à 
une main mise chinoise sur cette activité florissante. 
    Dans une interview publiée jeudi par Les Echos, le premier 
secrétaire de la CFDT, Laurent Berger, souhaite un repreneur 
européen pour garantir la pérennité de l'emploi. 
    "A l'Etat de s'opposer si le projet de reprise comporte un 
risque de perte du savoir-faire", ajoute-t-il. 
    L'Etat a deux moyens de s'opposer à un projet de reprise 
contraire aux intérêts français : la minorité de blocage d'un 
tiers qu'il détient au sein de STX France et le classement des 
chantiers dans les industries dites stratégiques. 
     
    DES CLIENTS ACTIONNAIRES ? 
    Selon le sénateur socialiste de Loire-Atlantique Yannick 
Vaugrenard, qui a parlé de ce dossier avec Christophe Sirugue, 
une solution privilégiée est une prise de participation de DCNS, 
dont l'Etat français est actionnaire à hauteur de 62%. 
    Le tour de table serait complété par le constructeur naval 
néerlandais Damen et deux des principaux clients des chantiers 
de Saint-Nazaire, l'armateur italien Mediterranean Shipping 
Company (MSC) et le croisiériste américain Royal Caribbean 
Cruises Ltd (RCCL), a précisé à Reuters cet élu. 
    DCNS regarde "de près" l'opportunité d'une participation 
minoritaire dans les chantiers de Saint-Nazaire, a déclaré 
mercredi son PDG Hervé Guillou.   
    L'Etat a pour sa part fait savoir par le ministère de 
l'Economie et des Finances qu'il n'envisageait pas de devenir 
majoritaire dans STX France mais comptait peser sur le choix du 
repreneur.   
    La dirigeante du syndicat Force ouvrière des chantiers 
navals de Saint-Nazaire Nathalie Durand-Prinborgne a été reçue 
mardi à Bercy avec trois autres représentants de FO. 
    "On s'attendait à un dénouement d'ici la fin de l'année mais 
manifestement ce sera plus long", a-t-elle dit avant d'avertir : 
"Si le dossier n'avance pas plus d'ici la fin de l'année, on va 
certainement s'inviter dans la campagne électorale pour aller 
interpeller les candidats" à la présidentielle de 2017. 
 
 (Emmanuel Jarry, avec Guillaume Frouin à Nantes et 
Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 
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