Les discussions sur les réformes en Grèce avancent, selon la CE

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    BRUXELLES, 20 mars (Reuters) - La Commission européenne a 
fait état dimanche de progrès importants dans les discussions 
entre la Grèce et ses créanciers européens sur les réformes de 
sa fiscalité et de son système de retraites, qui font partie du 
paquet de mesures qu'Athènes doit adopter pour avoir droit à de 
nouveaux prêts et à un allègement de sa dette. 
    Une mission d'inspection de la Commission européenne, de la 
Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international a 
quitté le pays dimanche après deux semaines et demi de travail. 
    "La mission a été productive. Des progrès significatifs ont 
été accomplis sur le projet de réforme de l'impôt sur le 
revenu", a dit un porte-parole de l'exécutif européen. 
    "La mission a réalisé d'importants progrès sur des aspects 
clés de la réformes des retraites. Le travail se poursuit et 
continuera pendant la coupure de Pâques. Les chefs de mission 
seront de retour à Athènes le 2 avril pour reprendre les 
discussions avec l'idée de les conclure le plus tôt possible." 
    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras espère conclure 
rapidement cette "revue" des réformes prévues par l'accord 
d'aide conclu l'été dernier afin de pouvoir entamer des 
discussions avec les créanciers internationaux sur un allègement 
du fardeau de la dette et montrer ainsi aux Grecs que les 
sacrifices consentis depuis six ans portent leurs fruits. 
    Mais les discussions patinent depuis des mois en raison de 
désaccords entre Athènes et ses créanciers, mais aussi entre 
l'UE et le FMI, sur les objectifs budgétaires et les nouveaux 
efforts à demander. 
    Selon des sources proches des tractations, les représentants 
de l'UE se sont montrés plus cléments que le FMI, qui a averti 
qu'Athènes pourrait avoir besoin de bien plus d'aide que ce que 
ses partenaires de la zone euro sont prêts à envisager. 
    Une réunion des ministres des Finances de la zone euro en 
avril sera cruciale pour la Grèce, qui est aussi en première 
ligne de la crise des migrants. 
    Le gouvernement, qui ne dispose que d'une étroite majorité 
de trois sièges au Parlement, s'est engagé à réduire les 
dépenses de retraites dans une proportion de 1% du produit 
intérieur brut cette année, mais il veut à tout prix éviter de 
réduire le montant des pensions pour une 12e fois depuis 2010. 
    Selon des sources gouvernementales grecques, le FMI s'est 
opposé lors du dernier round de négociations à une hausse des 
cotisations de sécurité sociale et il a prôné un abaissement du 
seuil d'exemption d'impôts pour les petits revenus. Il a aussi 
rejeté un plan prévoyant des incitations pour que les évadés 
fiscaux déclarent leurs revenus cachés. 
 
 (Jan Strupczewski, Véronique Tison pour le service français) 
 
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